SCÈNE III
LE COirrE, LA COMTESSE» M^. DE VARDCTIL^E.
LE COXTE.
Ah. ! Toilà madame de TarinvîDe.
LA CCUnrKSSJL
EkbicB y madame » cominiat va Y«lrr
TREIZIÈME lODRNÊË. i^j
M"*. DE YABINYILLE.
Vous avez bien de la bonté , madame ^ «elle est entièrement cessée.
LA. COMTESSE
Je ôuîs bien f%cbée qu'elle vous ait empêchée d'aller à la cbpsse.
M»*. DE VAHINVÏLLE.
Je ny ai pas de regrets , madame , puisqu'elle m'a fait rester avec vous.
LA COMTESSE
Monsieur de Comberly prétend que la chasse*n'aura pas été fort belle.
M"»«. DE VARINVILLE.
Cela n^aura rie^ fait k ces dames ^ celles qui montent à cbeval auront couru , et beaucoup ,; les autres se seront promenées en calèche : il a fait un trèsbeau temps y et elles se seront toutes amusées.
hX: COMTESSE.
Oui , et Jl jilj A qnfl voua qni..^
M"«. DK VARÏNVIÏiLE.
Ne soyez donc pas inquiète de moi ^ d^ailleurs je suis accoutumée k souffrir \ qu9nd on a des nerfs , des obstructions y on ne.sort pas tous les jours.
LA dOMTESSE.
C'est , je crois , un état bien cruel !
M*". DB YARirïYJLLE»
n y a beaui;ei^{)^4erig(«if.4}iiitCE<M9m. que ee vl\si rien que tous ces maux«là.
LA CX;XMTESS£.
Les hommes surtout*
LE caMTE. ' Non pas ceux qui sotu siyeU k avoir l^:gouUe.
ia8 LA SAIRT-HUbSRT^
M-*. 0K YAmillYII.I.fi.
GdU 9mt être.
LS COMTE
n est Trad que, quelque mal que tods aouffirie^ i qiiand cm n'y voit pas de danger pour la Tie , on nei Toos plaint presque jamais»
M—. DE YARI9TILI.E.
Non , les donlenrs et les sooffinmces aktfs sont entièrement ponr cens qni les éproQTent.
LA COMTESSE
Je sens bien la raison de cela ; c'est qnll y a des temnies qui, avec tontes les maladies dont éHes se plaignent, ne perdent rien de leur beauté.
LE COMTE
Oui , et d'antres qui choisissent Tëtat de malade , ponr avoir le droit de faire tout ce qn'eDes veulent , pour n'être jamais contrariées \ enfin c*est un moyen 'qu'eDes ont imaginé pour être par&itement beoreuses : onlenr passe tout; aTersions , &ntaisîes , désirs^ rien n'est plus commode pour une femme.
LA COMTESSE
n est un peu méchant aujourd'hui « M. de Comberly.
LE COMTE
Je n'aurais pas dit cela autrefois ; je n^aurais pas trouvé mon compte à dévoiler ainsi tout ce que }e savais ; mais a présent...*
M^. DE VAKlirVILLS.
Je crois que cela est un peu changé.
Eh, oui, malheitfeQsement !
LA COMTESSE
Madame, et madame votre beUe-^fille? pourquoi n'esl-elle pas allée à la chasse ?
TREIZIÈME JOURNÉE. lag
M**». DE VARINVILLE.
Elle m'a dit qu'ellç aimait mieux rester avec moi ; et puis elle étudie quelques pièces de clavecin pour lé concert de ce soir : elle aime la musique avec passion.
LE COMTE
Vous en aurez donc ce soir ?
M"»*. DE VARINVILLE.
Sûrement. Ou a même arrangé de la musique française pour vous j monsieur de Comberly.
LE COMTE
C'est-à-dire des paroles 9 mais la musique sera ita-^ tienne, n'est-ce pas ?
M»«i DE VARINVILLE.
Sans doute \ on n'en veut pas d'autre à présent.
LE COMTE
Eh bieb , je me tiendrai cbez moi.
Cela ne serait pas honnête*
LE COMTE
Sera-ce au moins de là musique de Gluck ?
M»«. DE VARINVILLE.
Il y en aura , j'en suis certaine*
LE COMTE
 la bonne heure.
M"*. DE VARINVILLE.
3 'entends des voitures.
LA COMTESSE
Ce sont les chasseurs , sans doute , qui revienneiit.
■ M»V DE VARINVILLE.
Je vais retrouver ma belle-fiUe.
LA COMTESSE
Vous reviendrez toutes les deux ?
TOUS III. g
,3o t,A ^SAINT-HUBERT,
M**. DE YARINVILLE.
SÀremenu
LE COMTE
Pour moi , je ne veux pas entendre parler de cette chasse , et je m'en vais écrire à Paris.