‹ Proverbes et comédies posthumes de Carmontel (volume 2)Chapitre 43 sur 166 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

LE COirrE, LA COMTESSE» M^. DE VARDCTIL^E.

LE COXTE.

Ah. ! Toilà madame de TarinvîDe.

LA CCUnrKSSJL

EkbicB y madame » cominiat va Y«lrr

TREIZIÈME lODRNÊË. i^j

M"*. DE YABINYILLE.

Vous avez bien de la bonté , madame ^ «elle est entièrement cessée.

LA. COMTESSE

Je ôuîs bien f%cbée qu'elle vous ait empêchée d'aller à la cbpsse.

M»*. DE VAHINVÏLLE.

Je ny ai pas de regrets , madame , puisqu'elle m'a fait rester avec vous.

LA COMTESSE

Monsieur de Comberly prétend que la chasse*n'aura pas été fort belle.

M"»«. DE VARINVILLE.

Cela n^aura rie^ fait k ces dames ^ celles qui montent à cbeval auront couru , et beaucoup ,; les autres se seront promenées en calèche : il a fait un trèsbeau temps y et elles se seront toutes amusées.

hX: COMTESSE.

Oui , et Jl jilj A qnfl voua qni..^

M"«. DK VARÏNVIÏiLE.

Ne soyez donc pas inquiète de moi ^ d^ailleurs je suis accoutumée k souffrir \ qu9nd on a des nerfs , des obstructions y on ne.sort pas tous les jours.

LA dOMTESSE.

C'est , je crois , un état bien cruel !

M*". DB YARirïYJLLE»

n y a beaui;ei^{)^4erig(«if.4}iiitCE<M9m. que ee vl\si rien que tous ces maux«là.

LA CX;XMTESS£.

Les hommes surtout*

LE caMTE. ' Non pas ceux qui sotu siyeU k avoir l^:gouUe.

ia8 LA SAIRT-HUbSRT^

M-*. 0K YAmillYII.I.fi.

GdU 9mt être.

LS COMTE

n est Trad que, quelque mal que tods aouffirie^ i qiiand cm n'y voit pas de danger pour la Tie , on nei Toos plaint presque jamais»

M—. DE YARI9TILI.E.

Non , les donlenrs et les sooffinmces aktfs sont entièrement ponr cens qni les éproQTent.

LA COMTESSE

Je sens bien la raison de cela ; c'est qnll y a des temnies qui, avec tontes les maladies dont éHes se plaignent, ne perdent rien de leur beauté.

LE COMTE

Oui , et d'antres qui choisissent Tëtat de malade , ponr avoir le droit de faire tout ce qn'eDes veulent , pour n'être jamais contrariées \ enfin c*est un moyen 'qu'eDes ont imaginé pour être par&itement beoreuses : onlenr passe tout; aTersions , &ntaisîes , désirs^ rien n'est plus commode pour une femme.

LA COMTESSE

n est un peu méchant aujourd'hui « M. de Comberly.

LE COMTE

Je n'aurais pas dit cela autrefois ; je n^aurais pas trouvé mon compte à dévoiler ainsi tout ce que }e savais ; mais a présent...*

M^. DE VAKlirVILLS.

Je crois que cela est un peu changé.

Eh, oui, malheitfeQsement !

LA COMTESSE

Madame, et madame votre beUe-^fille? pourquoi n'esl-elle pas allée à la chasse ?

TREIZIÈME JOURNÉE. lag

M**». DE VARINVILLE.

Elle m'a dit qu'ellç aimait mieux rester avec moi ; et puis elle étudie quelques pièces de clavecin pour lé concert de ce soir : elle aime la musique avec passion.

LE COMTE

Vous en aurez donc ce soir ?

M"»*. DE VARINVILLE.

Sûrement. Ou a même arrangé de la musique française pour vous j monsieur de Comberly.

LE COMTE

C'est-à-dire des paroles 9 mais la musique sera ita-^ tienne, n'est-ce pas ?

M»«i DE VARINVILLE.

Sans doute \ on n'en veut pas d'autre à présent.

LE COMTE

Eh bieb , je me tiendrai cbez moi.

Cela ne serait pas honnête*

LE COMTE

Sera-ce au moins de là musique de Gluck ?

M»«. DE VARINVILLE.

Il y en aura , j'en suis certaine*

LE COMTE

 la bonne heure.

M"*. DE VARINVILLE.

3 'entends des voitures.

LA COMTESSE

Ce sont les chasseurs , sans doute , qui revienneiit.

■ M»V DE VARINVILLE.

Je vais retrouver ma belle-fiUe.

LA COMTESSE

Vous reviendrez toutes les deux ?

TOUS III. g

,3o t,A ^SAINT-HUBERT,

M**. DE YARINVILLE.

SÀremenu

LE COMTE

Pour moi , je ne veux pas entendre parler de cette chasse , et je m'en vais écrire à Paris.

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