SCÈNE XVII
]ir«. D'OR AMANT, M»^ DE RANVILLK, M"*. DE MORIVAL, M»«. DE MORIVAL, LA BARONNE, M. DE MORIVAL, LE COMTE, M. DE SAINT- ALIN, L'ABBÉ, LE NOTAIRE.
tE NOTAIRE.
Je me rends à Tins tant à vos ordres, monsieur.
M™'. DE RANVILLE
C^est un Notaire !
L'ABBÉ
Sans doute. Allons, monsieur, lisez, je vous prie, la fin de la pièce , pour qyCon en puisse bien juger.
LE NOTAIRE
Contrat de m^iriage entre très-haut et très-puissdut Seigneur
L*AiîBK.
Abrégez les qualités , le public n'a que faire des sottises de Torgueil.
LE NOTAIRE
Contrat de mariage, entre M. le comte de Rouvel et madame la baronne de Pertrix.
LA BARONNE
Comment , dans cette comédie , on nous marie ?
LE N0T4IRE
Oui , madame , et il faut que vous signiez tous les deux.
LE COMTE, signant.
Puisque c'est une comédie
LA B \ BONNE, signant.
Oui ; mais , ne risquons-nous rien ?
TOMi m. i3
LE NOTAIRE
Non , madame , la pièce a passé par les censeurs , et elle a été approuvée.
LE COMTE
Moi , je trouve la plaisanterie très*bonne^
L*ABBé.
Lisez encore.
LE NOTAIRE
Contrat de mariage ^ntré M. le» président â-OMmant et mademoiselle de Morival.
M"«. DE MORIVAL
Ceci est-il encore une comédie ? .
L*ABB£
Signez toujours , on vous le dira après.
LE PRÉSIDENT
Mademoiselle , signerez-wus ?
M"% DE MORIVAL
Sûrement ; je vois Fapprobation des censeurs.
LE PRÉSIDENT
Ah ! fort bien.
( Ils signent. ) L'ABBÉ.
Continuez de lire.
LE NOTAIRE
Contrat de mariage entre M. de Morival de Saint- Alin , et madame de Ranville.
M««. DE RANVILLE
Comment , je suis aussi de la comédie ?
M. DE SAINT-ALIN
C'est un bonheur auquel je n'osais prétendre.
Allons , monsieur , signez donc ^ vous retardez le dénoùment.
QUATORZIÈME JOURNÉE. igS
M. DE SAINT-ALIN
Je ne demande pas mieux. (Jl signe). Mais , ma*dame ?
M™». DE BANVILLE
Je ne veux pas faire manquer la comédie.
( Elle signe. ) UABBÉ.
Allons, Monsieur, emportez tous ces contrats. Eh bien / messieurs , mesdames , comment trouvezvous ma pièce ?