‹ Proverbes et comédies posthumes de Carmontel (volume 2)Chapitre 83 sur 166 · SCENE XII ET DERNIÈRE · texte numérisé non relu

SCENE XII ET DERNIÈRE

M»^ DÇ RENANT, Br^ D'AVILLE, LE BAl^OOl.

M"«. DE RENANT,

Baron , me pardonnerez-vous ?

I^E BARON

Que dites-vous, madame? Ah! je auîs trop heureux ! Je reconnais ce cœur que je croyais avoir perdu. Mais que dis-je? Non , je n'ai jamais pu croire que vous m'abandonneriez.

M"»«. DE RENANT.

Comment ai-je pu vous traiter avec autant de dureté?

QUINZIÈME JOURNÉE. 23i

H"^ ITAVILLE.

Elle croyait que tous en épousiez une autre.

M"". DE BElïANT.

On m'avait djt que votre marine était un mystère.

LE BARON

Je n*ai rien fait que par les ordres de vos parens , qui voulaient vous surprendre.

M**. DE REN ATÏT.

Quoi ! ils consentent k notre mariage ?

LE BARON

Ce sont eux qui en ont formé le plan , dès qu41s ont su le moment où je pourrais être de retour.

M—. D* A VILLE

Voili pourquoi ils vous ont fait partir hier de Rézeville , et eux , ils en sont arrivés ce matin.

M—. DE RENAN T

Ils sont ici ?

M»*. D'A VILLE

Je venais de les quitter, ainsi que. le Baron, quand je vous ai vue. Leur projet était de venir ici vous surprendre ce soir, et d*y faire apporter le contrat.

M«% DE RENANT.

Ah ! je veux aller les prévenir.

M«"«. D'AVILLE.

Si vous feigniez plutôt de ne rien savoir.

M»«. DE RENANT.

Après ce qui vient de m'arrîver, je redoute jusqu'à la moindre feinte , et je ne saurais assez tôt les aller remercier. N*est-ce pas, Baron? Pourquoi retarderions-nous encore ?

LE BARON

Ah ! jugez du désir que j'en ai , après tout ce qu'ils ont fait pour assurer mon bonheur.

aSa LE RETOUR A PARIS, XY*. JOURNÉEf

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