JOQUELET
LE MARQUIS
Eh ! voilà le chevalier Joquelet !
LE CHEVALIER
Ah I c'est vous , mon général ?
a;!» CONVERSATIONS DU PAI4AJES-ROYAL,
Oui vraimeot. Yoiis îdle^ sAreineiit me dire des noa^ Telles.
LEGHEVALIEIU
Ma foi num , je ne sai$ rien da tout.
LE MARQUIS
ITest-ce pa$ Thévenot qui tous quitta là ?
LE CHEVALIER
C'est lui-même ^ c'est un très-joU sujet.
LE MARQUIS
Dites plutôt que c*est le plus grand libertin qu'il 7 ait au monde.
LE CHEVALIER
Cela n'est pas possible !
LE MARQUIS
Je le connais bien ; il est dans le régiment que j V vais avant d'être fait maréchal de camp.
LE CHEVALIER
n aime fort son métier.
LE MARQUIS
Il aime encore plus les filles , et puis il est joueur, et il doit à tout le monde.
LE CHEVALIER
Que me dites-vous là ?
Vous êtes bien heii^jox ^û ne vçsas a pas emprunté de l'aident.
LE CHEVALIER
Voilà précisément ce qoHl vient de faire.
LE MARQUIS
Vous lui avez prêté ?
LE CHEVALIER
yingt«-cinq louis.
LE MARQUIS
Vous êtes bien dupe !
LE CHEVALIER
II m'a dit qu'il était sans le sou.
LE MARQUIS
Je le crois bien.
LE CHEVALIER
Et qn'i) ferait une recrue de six beaux hommes sSl avait cet argent-là.
LE MARQUIS
n aura plutôt six filles. Comment vous laîssez-vous attraper comme cela , vous , Chevalier ?
LE CHEVALIER
Sa mère me rendra mon argent.
La baronne Thévenot ?
LE CHEVALIER
Oui , est-ce que vous la connaissez
LE MARQUIS
Si je la connais ! Son fils chasse bien de race.
LE CHEVALIER
Comment donc ?
LE MARQUIS
Elle est veuve ^ comme vous savez.
LE CHEVALIER
C'était une femme bien respectable du vivant de son mari.
LE MARQUIS
Eiî ce cas , elle est bien changée.
LE CHEVALIER
Elle n'est plus jolie ?