‹ Proverbes et comédies posthumes de Carmontel (volume 2)Chapitre 97 sur 166 · TOME III · texte numérisé non relu

TOME III

LE MAKQUIS.

Il n'est pas question de sa beauté.

LE GHEYALIEB.

Que voulez-vous donc dire !

LE MARQDIS.

Qu'elle vit à présent avec un offider de dragons , qui lui mange tout ce qu'elle a , et qui lui fait croire qu'il l'épousera.

LE CHEYALIER.

Je ne l'aurais jamais crue capable de cela !

LB MAEQUIS.

Vous plaisantes , Chevalier ?

LE GHEVALIEII.

Non, en honneur. Tdl connu son mari^ il l'avait épousée par amour.

LE MARQUIS

Je le sais bien. Ne s'était-elle pas fait enlever?

LE GHEYALIBR.

Je crois que oui.

LE MARQUIS

Eh bien , voilà ce que c'est.

LE CHEVALIER

Mais y elle doit avoir cinquante ans.

Cela ne fait rien ; l'amour est de tout âge , comme vous savez y Chevalier.

LE CHEVALIER

Ma foi y monsieur le Marquis , vous m'apprenez là des choses. ...

LE MARQUIS

Qui ne vous rendront pas vos vingt-cinq louis.

LE GHEYALIER.

Non , je vois trop qaHls sont perdus.

LE MARQOIS. ,

Ah ! voilà le comte de Yaugirard , il faut que je lui parle.

LE CHEVALIER

En ce cas , je vous laisse , monsieur le Marqpiis.

LE MARQUIS

ilhevalier , vous nous abandonnes depuis qùel^jue temps ; venez donc diner avec nous.

LE CSEYALIER.

J'aurai sûrement cet honneur-U un de ces jours.

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