SCÈNE XII
AMÉLIE, KLEIJVEBERG.
AMÉLIE
Kleineberg , vous paraissez consterné.
KLEINEBERG.
Je crois en avoir un bien juste sujet.
Comment donc , quel est-il ?
KLEINEBERG.
Je crains que ce papier que l'Impératrice m'a donné a porter au Major ne soit un ordre de me faire mettre en prison.
AMÉLIE
En prison ?
KLEINEBERG.
Hélas, oui. Que je vais regretter le temps que je passerai sans vous voir!
AMELIE.
Et ce serait moi qui en serais la cause !
KLEINEBERG.
Me plaindrez-vous au moins , ma chère Amélie , de me séparer de vous ?
AMÉLIE
O Dieu ! et moi qui avais osé espérer que l'Impératrice serait sensible à notre amour ! Et elle vous traiterait avec cette rigueur!
KLEINEBERG.
Plus j'y pease , et plus je dois le croire. Adieu , ma chère Amélie.
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Attendez son retour, peut-être....
KLEI1SEBERG.
Moi , que je m'expose à sa colère ! je risquerais trop de prolonger ma détention.
AMÉLIE
Pensez donc qu'elle a bien voulu m'écouter . Laissezmoi lui demander votre grâce.
KLEINEBERG.
Il est vrai que si je suis une fois en prison , ou qu'elle parte d'ici , elle pourra m'y oublier.
AMÉLIE
Voilà pourquoi il faut attendre. Je préviendrai mon père , il obtiendra peut-être de l'Impératrice d'abroger le temps de votre prison.