SCÈNE XX ET DERRIÈRE
L'IMPÉRATRICE, LA COMTESSE, AMÉLIE, WALKIRCK, KLEINEBERG, WIOSBRUCK, ÉZÉOHIEL.
L'IMPÉRATRICE
Approchez 9 Kleineberg.
KLEJNJLB£BGU
Quoi ! après toutes mes fautes, Sa Majesté veut bien me permettre de paraître encore devaat çile ?
L'IMPÉRATRICE
J'ai besoin de vous, pour déterminer Amélie à accepter une proposition que je lui fais.
KLEINEBERG.
Moi, je pourrais ?...
L'IM?,ÉjlATJlI<C£.
Écoutez. Je lui ai proposé d'épouser un enseigne de mes gardes.
KLEINEBEHG
Et elle le refuse ?
L'UUPÉlATflftCK.
Oui ; en savez-vous la raîscra ?
KLEIffSBERG.
C'est son secret, saas doute; je dois le respecter.
VXfUttÉ&HT&lCE.
Je veux qu'elle lui dise , à lui-même , quelle ne l'épousera jamais.
Et mie nosbtB à la volonté de Sa Majesté ? f e ne puis l'approuver.
AMÉLIE
Et , savez-vous à qui je dirais que je le refuse ?
KLEINEBERG.
A celui que Sa Majesté a choisi.
COMÉDIE. ?o3
AMELIE.
Eh bien , c'est à vous-même.
KLEINEBERG.
A moi !... Enseigne de ses gardes !...
Oui , Kleineberg , vous ayez commis deux fautes étant page ; je yous ai fait officier pour vous apprendre qu'à dater de ce jour , je ne vous pardonnerais plus de fautes semblables.
KLEINEBERG.
Est-ce un songe ? Quoi !... Ah ! toute ma vie, toute ma vie ! . . .
L'IMPÉRATRICE
Toute votre vie 9 il faudra vous occuper de rendre Amélie heureuse. Je connais votre sensibilité 9 ainsi que la sienne. Je ne pouvais pas unir deux coeurs qui «e convinssent davantage.
AMÉLIE
Nous ne vivrons que pour louer sans cesse les bontés dont Sa Majesté veut bien nous honorer.
KLEINEBERG.
Et pour lui obéir*
ÉZÉGHIEL.
Puisque Son Majesté il est en train de faire tu ponheur , chassez-moi donc du prison.
L'IMPÉRATRICE
Oui , tu vas sortir : on te paiera *, mais ne te présente jamais devant mes yeux.
ÉZÉCHIEL
Je donne mon parole à Son Majesté , avec ma remercîment.