ACTE I, SCÈNE VIII. *s
Ht 11 ». HONORINE.
y pus le méritez. Si voua ne ta'aiftiiez pas, pourquoi eindre ce désespoir? ou* si vous în'aimez réellement, 011s aitaîca ailleurs auparavant.
M. Dfi ROSAN.
Je n'ai jftinais aimé que vous.
M n «. HONORINE.
Toile ce que je ne saurais croire , et cette lettre que r ous cachez me le prouve.
M. DE ROSAN.
Je vous l'ai déjà dit , elle n'est pas de moi.
M lle . HONORINE.
Vaine défaite "que je ne recevrai qu'en la voyant.
m. PB RÛSAN.
Vous le voulez ?
M ll# . HONORINE.
Oui , monsieur.
M. DE ROSAN.
Eh bien , mademoiselle , songez qu'en la lisant , ^oos aller décider dtt bonheur ou du malheur de ma ▼îe.
M ll \ HONORINE.
Donnée donc.
La voici.
C'est l'écriture de ma mère. ( Elle lit* ) Vous épousez ma sœur ! cela est fort bien fait !
M. DE ROSAN.
Je vous en supplie , daignez m'écototer. Je n'ai consenti à rien. Madame votre mère m'a offert votre Burin , je n'ai osé l'accepter sans votre aveu ; mon silence lui a fait penser que je n'hésiterais pas à épouser mademoiselle votre soeur ; elle n'a fait que changer le
nom , comme vous le voyez , et elle m'a chargé d'envpyer cette lettre à mon oncle.
M lle . HONORINE.
Et c'est ce que vous allez faire, sans doute ?
M. DE ROSAN.
Non , mademoiselle : l'espoir que j'avais formé est le seul qui me soit cher , et rien ne pourra m'en dédommager ; mais vous aimez , et j'ai su trop tard ce fatal secret.
M lle . HONORINE.
Ce fatal secret ! vous croyez le savoir ?
M. DE ROSAN.
J'ignore quel est l'heureux mortel. . .
M lle . HONORINE.
Vous voulez que je décide de votre sort. Je me charge de faire remettre cette lettre.
M. DE ROSAN.
Vous l'enverriez?...
M u *. HONORINE.
Oui 9 monsieur , n'en soyez pas inquiet.
(Elle s'enfuit. ) M. DE ROSAN.
Ah ! mademoiselle, arrêtez!... Elle ne m'entend plus.