‹ Proverbes et comédies posthumes de CarmontelChapitre 126 sur 256 · ACTE I, SCÈNE VIII. *s · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VIII. *s

Ht 11 ». HONORINE.

y pus le méritez. Si voua ne ta'aiftiiez pas, pourquoi eindre ce désespoir? ou* si vous în'aimez réellement, 011s aitaîca ailleurs auparavant.

M. Dfi ROSAN.

Je n'ai jftinais aimé que vous.

M n «. HONORINE.

Toile ce que je ne saurais croire , et cette lettre que r ous cachez me le prouve.

M. DE ROSAN.

Je vous l'ai déjà dit , elle n'est pas de moi.

M lle . HONORINE.

Vaine défaite "que je ne recevrai qu'en la voyant.

m. PB RÛSAN.

Vous le voulez ?

M ll# . HONORINE.

Oui , monsieur.

M. DE ROSAN.

Eh bien , mademoiselle , songez qu'en la lisant , ^oos aller décider dtt bonheur ou du malheur de ma ▼îe.

M ll \ HONORINE.

Donnée donc.

La voici.

C'est l'écriture de ma mère. ( Elle lit* ) Vous épousez ma sœur ! cela est fort bien fait !

M. DE ROSAN.

Je vous en supplie , daignez m'écototer. Je n'ai consenti à rien. Madame votre mère m'a offert votre Burin , je n'ai osé l'accepter sans votre aveu ; mon silence lui a fait penser que je n'hésiterais pas à épouser mademoiselle votre soeur ; elle n'a fait que changer le

nom , comme vous le voyez , et elle m'a chargé d'envpyer cette lettre à mon oncle.

M lle . HONORINE.

Et c'est ce que vous allez faire, sans doute ?

M. DE ROSAN.

Non , mademoiselle : l'espoir que j'avais formé est le seul qui me soit cher , et rien ne pourra m'en dédommager ; mais vous aimez , et j'ai su trop tard ce fatal secret.

M lle . HONORINE.

Ce fatal secret ! vous croyez le savoir ?

M. DE ROSAN.

J'ignore quel est l'heureux mortel. . .

M lle . HONORINE.

Vous voulez que je décide de votre sort. Je me charge de faire remettre cette lettre.

M. DE ROSAN.

Vous l'enverriez?...

M u *. HONORINE.

Oui 9 monsieur , n'en soyez pas inquiet.

(Elle s'enfuit. ) M. DE ROSAN.

Ah ! mademoiselle, arrêtez!... Elle ne m'entend plus.

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