ACTE I, SCÈNE IX. ii
bonheur ! C'est une femme bien étonnante que la mienne ! Tout ce qui lui passe par la tète lui paraît toujours la chose du monde la plus raisonnable ! N'allez pas croire que je sois fâché de votre froideur ; au contraire , cela me prouve que j'avais deviné juste.
Comment?...
M. DE CLAIRANGE.
Je vais bien me moquer d'elle ; il y a une heure que je lui soutiens que ce mariage ne saurait vous convenir.
M. DE ROSAN.
Vous n'êtes donc pas d'avis ?...
M. DE CLAIRANGE.
. En aucune façon.
M. DE ROSAN.
Mais , si mon oncle arrive ?
M. DE CLAIRANGE.
11 ne faut pas qu'il vienne.
M. DE ROSAN.
Je ne saurais l'empêcher.
M. DE CLAIRANGE.
Pourquoi cela ?
M. DE ROSAN.
Parce que la lettre de madame de Clairange...
M. DE CLAIRANGE.
Est partie?
M. DE ROSAN.
Oui , monsieur.
Ce mariage vous convient donc ? Ma foi 1 on ne sait plus sur qui compter , et il se trouvera que j'aurai tort.
M. DK ROSAN.
Mais , monsieur. . .
Tom i. i5
2 s6 I A PROPOSITION DE MARIAGE,
' M. DU GLAIRANGB.
Que vôulôz-Voue me dire? Je ne vous comprendrai jamais. Von» èiee tdus les deux exceUéus , je vous dis, uniques.
SICÊNÊ X. •
M. DE ROSAN, seul.
Il désapprouve ce^rojet • il pourrait m aider à en détourner madame de Clairànge , et à l'engager à ne pas taire partir sa lettre pour mon oncle ; mais elle n'est peut-être pas encore partie. Allons, sans perdre un instant, trouver mademoiselle Honorine f et...