ACTE I, SCÈNE XI
de le croire. Mais , je vous en supplie , ne me retenez pas plus long-temps.
M Ue . ADÉLAÏDE.
Il est nécessaire que vous sachiez que je ne consentirai jamais à vous épouser*
Cet tout ce que je désire.
M Ue . ADÉLAÏDE.
Vous le dites pour m'échapper ; mais il faut que tous appreniez que nul bonheur ne pourranaître de ce mariage.
M. DE ROSAN.
J'en suis convaincu.
M Ue . ADÉLAÏDE.
Que je ne pourrais que vous haïr si mes pareils voulaient me forcer de vous épouser.
M. DE ROSAN.
Croyez que , de mon côté, je serai trop heureux qu'ils changent de sentiment.
M lle . ADÉLAÏDE.
Venez donc le leur déclarer.
M. DE ROSAN.
Il m'est impossible, dans ce moment; je ne puis différer...
Expliquez-moi seulement. ...
M. DE ROSAN.
Je suis perdu , si vous me retenez encore.
M Ue . ADÉLAÏDE.
Je ne comprends pas. • .
Pardonnez-moi , je vous prie , si je suis obligé de m'échapper.
sa8 LA PROPOSITION DE MARIAGE,