SCÈNE XII
M Ue ADÉLAÏDE, M. DE SAINT-ALPHART.
M lle . ADÉLAÏDE, rêvant.
Qu'est-ce que cela signifie ?
M. DE SAINT-ALPHART.
Je n'imagine pas ce qui peut vous occuper si vivement.
M lle . ADÉLAÏDE.
Vous ignorez sans doute ce qui nous arrive ?
M. DE SAINT-ALPHART.
Quoi donc? vous m'effrayez !
M lle . ADÉLAÏDE.
Je ne sais comment vous l'expliquer. Ma mère vient de me dire que j'épousais monsieur de Rosant
M. DE SAINT-ALPHART.
Vous ?
M lle . ADÉLAÏDE.
Elle prétend qu'elle ne peut plus retarder l'instant de me marier.
M. DE SAINT-ALPHART. .
Mais , vous paraissiez ne plus redouter ses persécutions, et nous espérions que ce malheureux procès que mon père a intenté au vôtre , une fois terminé , je pourrais me nommer à lui et obtenir son consentement pour vous épouser.
M lle . ADÉLAÏDE.
Je m'étais trompée. Comment , avec sa facilité à varier sans cesse , avais-je pu me flatter de cet espoir?
M. DE SAINT-ALPHART.
Et vous consentiriez à m'abandonner , à épouser Rosan ?
Non , non , jamais , je vous le jure.