‹ Proverbes et comédies posthumes de CarmontelChapitre 137 sur 256 · ACTE II, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE III

M rae . DE CLAIRANGE.

Sans doute ; il est enchanté de l'alliance que je lui propose. D'après cela , comme Paris est plus commode pour faire une noce , je lui ai mandé de s'y rendre tout de suite.

M. DE CLAIRANGE.

Vous ne penserez donc jamais comme personne ! C'est à la campagne ordinairement qu'on va faire un mariage, pour être plus libre *, mais il est inutile de disputer là-dessus.

M me . DE CLAIRANGE.

Sans doute. Moi , j'ai été mariée à Paris , et je veux que ma fille... D'ailleurs, il est nécessaire que nous y allions tous.

M: DE CLAIRANGE.

Écoutez-moi , et vous verrez qu'il n'est pas question de cela à présent.

M m '. DE CLAIRANGE.

Pardonnez-moi , je vous l'ai déjà dit. Lefort , démeuble-t-on l'appartement de monsieur ?

" LEFORT

Oui, madame.

Qu'est-il nécessaire? Je vous prie , écoutez ce que j'ai à vous dire.

M me . DE CLAIRANGE.

Il n'y a point de raisons qui tiennent contre ce que je veux faire. Vous aimez la vue , vous serez au premier à merveille ; et moi , étant logée où vous étiez , j'aurai mille commodités ; vous verrez , vous verrez.

M. DE CLAIRANGE.

Voilà ce que je ne verrai point.

a38 LA PROPOSITION DE MARIAGE,

M me . DE CLAIRANGR.

Pardonnes-mol , monsieur de FAcrotère est ici ; il a les plans,

A. DE CLAIRAflGE.

Monsieur de FAcrotère ?

M me . DE CLAIRANGE.

Oui , le nouvel architecte que j'ai pris : n'est-il pas là , Lefort ?

LEFÔRT.

Madame , il vous attend -, il a même quelque chose de fort pressé à vous dire.

M me . DE CLAIR ANGE.

Faites-le donc entrer.

LEFORT

Entrez , monsieur.

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