SCÈNE III
M. DE CLAIRANGE, M me . DE CLAIRANGE,
LEFORT
M™. DE CLAIRANGE.
Lefort , n'oubliez pas de mettre mon petit secrétaire dans ma voiture.
LEFORT
Non, madame.
Et tous mes sacs.
LEFORT
Ils y sont déjà.
M. DE CLAIRANGE.
Où allez-vous donc?
M me . DE CLAIRANGE.
A Paris , avec vous. Est-ce que je ne vous l'ai pas dit ? Mais ne vous effrayez pas de tous ces paquets , vous avez votre voiture, et il n'y aura dedans que mon petit coffre et ma petite chiffonnière.
M. DE CLAIRANGE.
Fort bien ! mais votre coffre et votre chiffonnière n'iront point à Paris.
M me . DE CLAIRANGE.
Vous êtes bien contrariant !
M. DE CLAIRANGE.
Oui -, c'est le reproche qu'il y a à me faire. Vous pouvez vous en aller, mais moi je reste ici.
M me . DE CLAIRANGE.
Cela est impossible. Voulez-vous, de l'humeur dont est le baron , qu'il arrive et qu'il ne vous trouve pas?
M. DE CLAIRANGE.
C'est vous qu'il ne trouvera pas , puisque vous vous en allez ; mais vous feriez bien de lui écrire de ne pas venir ici.
v M~'. DE CLAIRANGE.
Voilà ce que j'ai fait, et il vient à Paris.
M. DE CLAIRANGE.
Vous la-t-il mandé ? avei-vous de ses nouvelles ?