‹ Proverbes et comédies posthumes de CarmontelChapitre 142 sur 256 · TOME 1, l · texte numérisé non relu

TOME 1, l

* M Ue . HONORINE.

A notre âge , il. est naturel d'y penser ; on s'en occupe malgré soi , et nous ne sommes indécises que sur le choix, encore très-souvent nous n'avons .pas beaucoup de peine à le faire ; c'est notre cœur qui s'en charge , nous suivons son penchant , et nous aimons.

Voilà précisément ce que j*aï dit à votre mère , et j'avais raison , puisque votre sœur aime Saint-Alphart.

M ,u . HONORINE.

Je m'en étais douté. Mais pourquoi m'en a-t-elle fait un mystère ? c'est sa faute.

M. DE CLAIR ANGE

Non , elle ne pouvait pas l'avouer. Saint-Alphart est le fils du comte d'Olmar, devenu notre ennemi par un procès très-injuste.

M lle . HONORINE.

Elle ne pouvait donc pas vouloir épouser M. de Saint Alphart , sans craindre de vous déplaire?

M. DE CLAIRANGE.

Sans doute 5 mais ce que vient de me proposer Saint-Alphart m'empêchera de consentir au mariage d'Adélaïde avec Rosan.

• M^ e . HONORINE.

Qu'est-ce que c'est?

M. DE CLAIRANGE.

U*i acte de générosité qui peut réconcilier nos deux maisons , ce que je désire depuis très-long-temps-

M lle . HONORINE.

Mais le baron de Rosan ne sera-t-il pas furieux ?

M. DE CLAIRANGE.

Je le crains.

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