‹ Proverbes et comédies posthumes de CarmontelChapitre 146 sur 256 · SCÈNE VII · texte numérisé non relu

SCÈNE VII

M. DE CLAIRANGE, M. DE ROSAN.

M. DE ROSAN.

Mais , monsieur , pourquoi donc est-il si nécessaire que j'épouse mademoiselle Adélaïde ?

M. DE CLAIRANGE.

Parce que c'est elle que madame de Clairange a proposée au baron ; que le baron serait furieux contre nous, si ce mariage ne se faisait pas , après y avoir consenti d'aussi bonne grâce. Voulez-vous que noUG lui disions que c'est vous qui le refusez , et vous trouver exposé à être déshérité par lui ?

M. DE ROSAN.

Eh , que m'importe sa fortune !

M. DE CLAIRANGE.

Il pourrait imaginer encore que ce serait nous qui vous aurions engagé à refuser -, et par vivacité , il pourrait , dans sa colère , nous desservir auprès du comte d'Okn&r , qui nous propose un arrangement , sans lequel la fortune de mes enfans peut être en grand danger.

O ciel ! que dites-vous ? Je serais cause de la ruine de mademoiselle Honorine ?

M m \ DE CLAI&ANQE.

Et de celle de sa sœur ; songez-y , si vous ave» de l'amitié pour nous ; souvenez**vous qu'en les ruinant, vous vous ruinez aussi <

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