ACTE II, SCÈNE X
M lle . ADÉLAÏDE.
Je ne vous comprends pas. Expliquez -vous?
Ah! pardonnez....
Quel est donc ce mystère ?
M. DE ROSAN.
Vous aimez Saint- Alphart ?
M lle . ADÉLAÏDE.
Oui , monsieur ; je l'aime, et je le dois.
M. DE ROSAN.
Vous vous en croyez aimée ?
M u «. ADÉLAÏDE.
Voudriez- vous m'en faire douter ?
M. DE ROSAN.
Hélas ! je voudrais me tromper ! mais il n'est que trop vrai qu'il a su plaire et qu'il est aimé.
M lle . ADÉLAÏDE.
Et, par qui?
M. DE ROSAN.
Cest un secret que j'ai pénétré malgré moi , et qui fera le tourment de ma vie.
M lle . ADÉLAÏDE.
Achevez , je vous en supplie.
M. DE ROSAN.
Je n'en ai que trop dit ; mais pardonnez à l'amour, et à l'amour jaloux.