SCÈNE VIL
M. DE CLAIRANGE, M me . DE CLAIRANGE.
M. DE CLAIRANGE.
Je vous dit que j'ai à vous parler ; que voulez-vous faire de Lefort?
M œe . DE CLAIRANGE.
C'est qu'on détruit démain de grand matin le parterre , et je voudrais qu'il en fît couper ce soir toutes les fleurs pour mettre dans les appartenons.
M. DE CLAIRANGE.
Je vous réponds qu'on ne détruira rien.
M me . DE CLAIRANGE.
Il est bien désagréable d'être ainsi contrariée !
M. DE CLAIRANGE.
Oui , cela m'arrive souvent.
M m0 . DE CLAIRANGE.
Et dans le moment encore où je m'occupe de l'affaire la plus essentielle.
M. DE CLAIRANGE.
Oui , de gâter mon parc et mes jardins.
M m \ DE CLAIRANGE.
Eh non , monsieur , ce n'est pas de cela qu'il -est question. J'avais fait une faute, en gardant la lettre du comte d'Olmar , et je viens de la réparer.
M. DE CLAIRANGE.
Et , comment ?
M m V DE CLAIRANGE.
En lui mandant que nous acceptons ses offres de grand cœur 9 et que nous donnerions volontiers notre fille aînée à son fils , si elle n'était pas engagée avec le neveu du baron ; mais qu'il aura la cadette.