‹ Proverbes et comédies posthumes de CarmontelChapitre 165 sur 256 · ACTE III, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE VII

M. DE CLAIR ANGE

Eh! madame, qu'avez-vous fait?

M»". DE CLAIRANGE.

Est-ce que vous n'ayez pas persuadé à Rosan d'épouser Adélaïde ?

M. DE CLAIRANGE.

Eh non , madame ; au contraire : comptant que son oncle n'arrivera pas , il espère que le temps que nous gagnerons pourra nous servir à lui faire entendre raison.

M" 4 . DE CLAIRANGE.

Je ne savais pas cela , et ce n'est pas ma faute.

M. DE CLAIRANGE.

En conséquence , connaissant l'amour de Saint- Alphart et d'Adélaïde , j'ai mandé au comte d'Olmar que c'était Adélaïde que son fils épouserait.

M me . DE CLAIRANGE.

Puisque vous prenez ce parti , il fallait donc me le dire.

M. DE CLAIRANGE.

Et, où vous trouver ? Et puis , il me semble que c'est à moi à répondre aux lettres que l'on m'écrit, et non pas à vous qui décidez sans consulter personne.

M"". DE CLAIRANGE.

Vous ne pouvez pas souffrir d'écrire.

Non , pour des misères ; mais pour des affaires d'aussi grande conséquence , cela devient bien différent. Que voulez-vous que le comte pense de la contradiction qu'il trouvera dans nos lettres ? Voilà ce que c'est que de ne pas pouvoir vous tenir tranquille.

M»V DE CLAIRANGE.

Oui ! si je me tenais tranquille , et si je n'agissais

i66 LA PROPOSITION DE MARIAGE,

pas pour vous et pour vos enfans , jerait-ce vous qui

vous en occuperiez ? Moi , je fais face à tout.

M. DE CLAIRANGE.

Madame , quand on veut tout faire , on ne fait rien

de bien.

M«". de clairanqe.

Lefort n'arrive pas ; il est impatientant ! Je vais toujours envoyer chercher le jardinier.

M; DE CLAIRANGE.

Un moment, je vous prie.

H -0 . DE CLAIR AUGE

Mais , nous n'avons plus rien k nous dire , ce me semble.

M. DE CLAIRANGE.

Voici Adélaïde et Saint- Alphart. Restes donc.

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