‹ Proverbes et comédies posthumes de CarmontelChapitre 200 sur 256 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

LA COMTESSE, LE CHEVALIER

LE CnEVALlfek.

Ah . madatne , ne m'enviez pas un moment si précieux.

Tenez , Chevalier , je vous ai troj> gronde hier , pour que je veuille recommencer. Je vous le r"ëpète : j aurai , toute ma vie , pôttr vous la p lus tendre amitié ; mais à condition que vous ne me parlerez jamais de Votre amour.

LE CHEVALIER

Eh ! madame , que pouvez-vous me reprocher ?

M'avez-vous donné jamais la moindre espérance ? me suis-je jamais flatté de pouvoir vous toucher?

LA COMTESSE, souriant.

Je crois que vous ne me dites pas là-dessus tout ce que vous pensez.

LE CHEVALIER

Quand vôtife ne vbtls tromperiez pas , puisque vous avez de l'amitié pour moi , ne serait-ce pas à vous que je devrais confier tous les mouvemetts de mon cœur ? Sans cesse occupé de vous , ne voyant rien

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