ACTE II, SCÈNE VI
1 a vos lettres aussi.
LE CHEVALIER
~3f es lettres ?
Oui ; il les a lues.
LE CHEVALIER
Comment ! me sacrifieriez-vous ?
Comme moi.
LE CHEVALIER
Quel est votre dessein? Il vous suffisait, ce me ^fc«nble, de ne vouloir pas m'aimer; quel besoin y ivait-il d'employer de pareilles armes contre moi ?
LA COMTESSE, souriant.
Pourquoi aussi ètes-vous si redoutable ?
LE CHEVALIER
Avec quelle gaieté vous me percez le cœur ! H ne ne faut pas d'autre preuve de votre indifférence.
Ah ! voilà les reproches '. Et quel droit croyez-vous avoir de m'en faire?
LE CHEVALIER
Moi , madame , je n'en ai aucun.
LA COMTESSE, sérieusement.
Écoutez- moi , monsieur. Ce moment-ci ne saurait être tout-à-fait sans inquiétude pour vous.
LE CHEVALIER
Gomment ?
U est vrai que je ne veux pas avoir d'amour pour vous ; mais , avec une âme honnête , on doit au moins des égards à ceux qui veulent bien nous distinguer des autres femmes.