‹ Proverbes et comédies posthumes de CarmontelChapitre 22 sur 256 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

M. FRICANDEAU, DUVAL

DU VAL

Vous allez travailler à votre souper ?

M. FRICANDEAU

Oh! j'ai du temps ; je servirai tout ensemble.

DUVAL

Et moi f je vais pprter ces lettre* à la petite pqste.

M. FRICANDEAU

En voilà beaucoup.

DUVAL

Oui.

M. FRICANDEAU

À qui donc peut-il tant écrire ?

DUVAL

Ma foi ! c'est à tous les ouvriers qui travaillent pour lui.

* M. F RïGAtfDlSAU.

ToAtd* ta*? El madame la V^mtesse, U c'y P* a pas pour elle?

COMÉDIE. 5g

DU VAL

Non , sûrement : lisez,

M. FRICANDEAU

Cela ne me fait rien. Mais, dîtes-moi donc, est-ce que vous vous accoutumez à cet homme-là ? Il a un ton dur, impérieux*..

DUVAL

Bon! je ne l'écoute ni plus ni moins -que s'il ne parlait pas.

M. FRICANDEAU

Û est vrai que nous avons cette ressource-là avec

nos maîtres.

dcval;

II est bien différent dans le monde ', aussi l'y trou-

ve-t-on fort aimable.

M. FRICANDEAU

Je n'en suis pas étonné , j'ai vu beaucoup de maîtres comme cela.

DUVAL

Quand je le quitterais , j'aurais affaire à un homme qui aurait d'autres dé&uts.

M. FRICANDEAU

Oui , «t avec qui peutrêtre on ne ferait pas si bien son profit*, < (

DUVAL

Il est assez aisé à tromper , n'est-il pas vrai ?

M. FRICANDEAU

-Mais.*., il J a à gagner, parce qui} ue chicane sur rien.

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