‹ Proverbes et comédies posthumes de CarmontelChapitre 23 sur 256 · tfftftiAlTOKAU · texte numérisé non relu

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Pourquoi dottc? ■•'■:[•

; . '•{•■! »»■■ • i •• .DUVAL.

Il donne souvent, mais c'est quand Ptt JaUJbien,

6o LA CONDITION PRÉFÉRÉE,

M. FRICANDEAU

Mais il a raison.

DUVAL

C'est quand on donne sans raison qu'on est gêné* reux.

M. FRICANDEAU

Ah ! oui , cela pourrait bien être.

DUVAL

M'en doutez pas.

M. FRICANDEAU

Vous dites bien , tous , monsieur Duval ; je ne m'étonne pas si toutes ces demoiselles de notre connaissance vous trouvent tant d'esprit. Mais dites-moi donc un peu une . chose , est-ce que monsieur le Marquis est brouillé avec madame la Vicomtesse?

Pourquoi cela ?

M. FRICANDEAU

C'est qu'il y a long-temps qu'il ne lui a donné à souper.

DUVAL

Il était encore hier au soir chez elle.

M. FRICANDEAU

Ah ! bon cela, car elle est fort riche ; et s'il- l'épouse , il serait en état de tenir une bonne maison; <<

DUVAL

Ah ! excellente. - ' -

M FRICANDEAU

Et nous n'y perdrions pas , nous. On dit. qu'elle Faime beaucoup.

DUVAL

Et l'on a raison. Elle ne pense, ne voit, ne jAge que d'après lui ; elle est enchantée de tout ce qu'il dit, de tout ce qu'il fait, elle n'a des yeux. que pjptuttlUi ; enfin , c'est une passion comme il n'y en a pas eu depuis long-temps.

■■ <* • 1 ■ i «ii

Cela est trop heureux. . • ,

DUVAL

Oui , cela serait trop heureux si...

«M. FRICANDEAU

Eh bien ?

DUVAL

Si lui pouvait l'aimer.

M. FRICANDEAU

Comment ! vous croyez qu'il ne l'aime pas ?

DUVAL

J'en suis sur.

M. FRICANDEAU

Elle est cependant fort bien. •

DUVAL

Sûrement , elle est bien et'très-aimable.

VL FRICANDEAU

Je ne comprends pas... Mais cela ne doit pas l'empêcher de l'épouser , qu'il l'aime ou non, parce qu'elle est en état de lui faire les plus grands avantages.

DUVAL

Tout cela ne lui fera rien s'il n'en a pas d'envié.

Comment, diable !••• Mais vous devriez lui parler un peu, vous, monsieur Duval , pour voir si...

buvÀt.

Oui , je serais bien reçu. '■" * ,r

M. FRICANDEAU

Vous le croyez ?

DUVAL

Sans doute 9 de l'humeur dont il est.-

M. FRICANDEAU

Ah ! vous avez raison» et j'en suis bien fiché.

DUVAL

Que voulez-vous faire ?

6a LA CONDITION PRÉFÉRÉE,

M. FRICANDEAU

Allons , je m'en vais. Tenez , voSa le frère de madame la Vicomtesse.

DO VAL

Monsieur le chevalier de Versière ?

M. FRICANDEAU

Oui , celui qui loge ici avec nous*

DU VAL

Elle n'en a point d'autres.

Par conséquent le parti serait cttoore jnegJUour ; mais, comme vous dites , on ne fait faire à- ce diable d'homme-la que ce qu'il veut.

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