SCÈNE X
LA COMTESSE, LE COMTE, LE CHEVALIER
LE COMTE, s'trrétant.
Ah ! fort bien ! voilà le roman en action. J'avais beau chercher le Chevalier. Écoutons.
LE CHEVALIER
Madame , vous ne répondez point.
Je vous le répète, mon parti est pris ; vous avez tout détruit.
LE CHEVALIER
Quoi ! jusqu'à l'amitié ? Eh bien 9 madame, la mort va terminer des jours qui vous sont devenus odieux.
( Il veut tirer son épee.) LE COMTE, s'aYançant.
Chevalier , fort bien ! ma foi , fort bien 1 cela est du plus grand naturel. Allons , madame , que ditesvous à cela !
Ociel!
Quoi, monsieur, vous nous écoutiez?
Oui vraiment ; et je suis très-content de ce que je viens d'entendre. Voilà qui marche à présent, voilà une de ces situations que je vous demandais tantôt. Je ne sais pas quel est le sujet de la brouillerie ; mais quand vous disiez qu'après avoir écrit que vous aimiez, le roman serait fini , vous voyez bien que vous aviez tort. Le Chevalier m'a attendri , en honneur ; j'ai été tout prêt de pleurer, moi. Allons , continuez.
LA COMTESSE, au Cheraîier.
Je n'ai plus rien à vous dire, monsieur , vous devez tome i. v a5
être sûr de ma résolution : et vous savez le parti que vous ayez à prendre.
LE CHEVALIER
Ah ! madame , a quelle affreuse douleur vous me livre* !
(Il s'en va ) LE COMTE, l'a*rêtant par la maia.
Chevalier , puisqu*elje ne veut pas continuer , allez écrire tout cela , et revenez souper avec nous.