ACTE I, SCÈNE I
M™ 8 . D'ORCEIL.
Aussi gaie, au moins. J'ai cru que la folie que tous ayez montrée hier pendant tout le souper venait de la satisfaction de voir approcher le moment qui devait vous rendre heureuse.
M m *. DE BLÉRANGE.
Eh bien 9 pourquoi ne serait-ce pas cela ?
M me . D'ORCEIL.
Parce que ni hier 9 ni aujourd'hui , vous ne m'en avez pas dit le mot. Enfin , j'attends Saint-Albe pour m'expliquer tout cela , et je suis surprise qu'il ne soit pas déjà arrivé.
M BC . DE BLÉRANGE, souriant.
Puisque vous comptez sur lui...
M» e . D'ORCEJL.
De quoi riez-vous donc ?
M Be . DE BLERANGE.
11 vous le dira sans doute.
M" e . D'ORCEÏL.
Oh ! vous m'impatientez. Qu'on dissimule avec les hommes , cela est tout simple : mais avec sa mère.... Eh ! dans quel moment ? dans celui où il est question de s'engager pour toute la vie. Si vous avez besoin de conseils , qui vous en donnera avec un intérêt plus pur?
M» e . UK BLÉRANGE.
Aussi vous en demander ai s-je , si...
M -e . D'ORCEIL.
Je crains bien que Saint-Albe n'ait lieu de se plaindre de vous.
M me . DE BLÉRANGE.
Ce n'est pas mon dessein.