SCÈNE IIL
M me . DE BLÉRANGE, M. DE SAINT-ALBE,
M Ue . PRÉDEAU.
M llc . PRÉDEAU.
Je suis bien fâchée de toutes les peines que nos «Taircs vous donnent , monsieur ; je suis persuadée
que c est quelque chose de nouveau qui vous amène
pour.
Je veux vous faire connaître un de mes amis qui s'est intéressé à votre affaire pendant son séjour en Bretagne.
M lle . PRÉDEAU.
Je le disais encore ce matin à ma fille , vous ne négligez jamais les moindres occasions de venir adoucir les maux attachés à notre situation.
J'ai à me plaindre de vous, madame du Pontier.
M lle . PRÉDEAU.
De moi , monsieur ?
Oui , de ce que vous ne pouvez pas vous corriger de me faire des complimens.
M 11 '. PRÉDEAU.
Mais.... c'est que la reconnaissance.. ..
Parlons , je vous prie , de notre affaire. L'ami qui vient d'arriver de Rennes et que je vais vous présenter, m'a appris que vous aviez gagné votre procès.
M lle . PRÉDEAU.
Ah! monsieur , c'est à vous....
U vous dira lui-même tous les détails de votre jugement. Il n'a pas pu venir avec moi , mais je lui ai indiqué votre demeure, et il sera ici dans l'instant.
M u *. PRÉDEAU.
Ma fille , monsieur nous grondera encore ; mais pourrions-nous nous taire sans la plus grande ingratitude?