ACTE II, SCÈNE VI. i5i
C'est qu'il est rare qu'on soit aimé autant qu'on le désire.
M me . DE BLÉRANGE.
Autant quoqft le d&jrePMaift, lorsqu'on s'e$t dit qu'on s'aime et qu'on se le répète à chaque instant ,' celui des deux qui croit avoir à se plaindre est celui qui aime le moins.
Pourquoi?
M œe . DE BLÉRANGE.
Ç'egt qu'il n'estime pas autant l'objet 4? son. auteur qu'il en est estimé.
Cette réflexion
Est vraie , je cpoie; puisque je ne peuse pas qu'il y ait de véritable ' passion sans l'estime réciproque de ceux qui s'aiment.
. M, DE aAINT-f^BE.
, ,Ypu$ ave* raison. {A part. ) Çouime le cœur seuj juge mieux que l'esprit !
M m «. DE BLÉRANGE.
4 quoi pentefervous dotac?
le pense que le sentiment est toujours plus dévekppé-, plus juste , plus délicat chez les femmes que chez les hommes.
U m \ DE BLÉRANGB.
le ne «l'Attendais pas à ce nouveau compliment ; mail , monsieur ; serait-ce une indiscrétion de vous demander si vous avez jamais aimé ?
le croyais avoir aimé jusqu'à présent.