‹ Proverbes et comédies posthumes de CarmontelChapitre 82 sur 256 · TOMB I. IO · texte numérisé non relu

TOMB I. IO

Eh bien , tu as fait le oontraire. Je voulais me dissimuler la passion que je ressentais pour elle , et tout me prouve à présent que je l'aime avec fureur.

M. DE MARGI.

Quel délire !

Ah ! sans doute , c'en est un !

M. DE MABCT.

Mais, madame de Blerange n'a-t-elle plus de droits sur ton cœur ?

Elle a toujours les mêmes , puisque c'est Laurence que j'aime en elle ; mais je la tromperais , en Y épousant.

M. DE MARGI.

Que t'importe ? ne pouvant épouser Laurence , ne seras-tu pas trop heureux de posséder une autre ellemême?

Et mon cœur , prévenu pour un autre objet , pourrait consentir.... ? Non ; ce serait une perfidie horrible , et j'en suis incapable.

M. DE MARCI

Voilà de grands mots ! Perfidie ou non , elle l'ignorera \ elle t'aime , elle sera heureuse.

Cette légèreté de principes n'est pas faite pour mm^ je ne veux pas abuser d'un amour que je ne mérite plus.

M. DE MARCI

Quel est donc ton dessein ?

M. DB SAIKT-ALBE.

Tonga de toi que tu ailles trouver Laurence.

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