ACTE III, SCÈNE IT. i
M. DE MABCI.
Pourquoi faire ?
M. DE SAïWf-ALSE.
Pour lui remettre cette lettre, et ce portefeuille qui contient des billets qui lui serviront de dot.
M. DE MARCI
Je lui remettrai la dot ; mais pour la lettre, je ne m'en charge pas.
Je ne la reverrai plus -, c'est un éternel adieu.
M. DE MARCI
Je le lui dirai.
Cela ne suffit pas.
M. DE MARCI
Voudrais-tu lui dire que tu l'aimes?
Eh bien , il est vrai , et je veux l'assurer q«té je n'épouserai personne.
M. DE MARCI
Et madame de Blérange ?
Je vais m'en éloigner ausèi pcnrr toujours ; je n'attends pour cela que la réponse de Laurence.
M. DE MARCI
Tout cela est aussi par ttop fort. Est-ce ici que tu peux former un pareil projet ?
Madame d'Orceil me secondera.
M. DE MARCI
Madame d'Orceil !
Oui , je vais la voir : je lui dirai qu'étant convaincu
148 LA SINGULIÈRE DÉLICATESSE, que madame de Blérange ne m'aime plus , je vais fuir sa présence , au lieu de lui faire des reproches -, elle veut la marier ailleurs, et sûrement elle m'approuvera.