ACTE 1ÏI, SCÈNE V. i5i
proposer, avouez que vous avez dû être furieux contre moi. Eh bien , sachez que ce n'était qu'une feinte de ma part.
M. DE SAINT-ALBE, piqué.
Une feinte ?
M»«. D'ORCEIL.
Oui , parce que j'espérais que , vous alarmant tous les deux , vous vous presseriez de conclure.
M. DE SAINT-ALBE, à part.
Qu*entends-je ?
M m< ". D'ORCEIL.
Cela n'était-il pas bien imaginé ? Mais il n'est plus question de ruser davantage ; ma fille , touchée de votre conduite , est enfin déterminée , et j'ai été bien aise qu'elle m'ait chargée de vous l'apprendre. Enfin, mon cher Saint-Àlbe , j'aurai le plaisir de vous avoir pour gendre.
Ah!
M n ". D'ORCEIL.
Vous soupirez ? vous ne le croyez pas encore ? Mais, dès ce soir , vous serez heureux.
Ce soir ?
M me . D'ORCEIL.
Oui , je vais chez mon notaire , et je ne reviendrai point ici sans lui. ( A part). En vérité , ma fille est aussi trop cruelle ; il me fait une peine extrême v .