‹ Proverbes et comédies posthumes de CarmontelChapitre 88 sur 256 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

M. DE SAINT-ALBE, M. DE MARCI

M. DE MARCI

Où veux-tu donc aller ?

m. de'saint-albe.

Ah ! ne me retiens plus , laisse-moi fuir.

M. DE MARCI

Pourquoi ?

Je n'ai plus de ressources.

M. DE MARCI

Mais , explique-toi.

Madame d'Orceil....

M. DE MARCI

Eh bien ?

Tu sais que j'avais projeté de lui dire que, puisque madame de Blérange ne m'aimait plus , j'allais m'éloigner pour ne point m'opposer à ses desseins sur sa fille.

M. DE MARCI

Oui.

Dans l'instant , elle vient de m'assurer qu'elle n'a jamais eu de dessein qui me fût contraire, et que madame de Blérange m'aime toujours ; que , touchée de ma constance et de mon respect pour ses volontés. . . De ma constance et de mon respect ! moi qui la trahissais !

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