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Une belle âme reçoit en donnant « El un ingrat dérobe en recevant.
Un bouillon de chou ,
Jr ait perdre au médecin cinq sous * .
Une cbose bien donnée , N^est perdue ni égarée.
Un peu de fiel ^
Gâte LeaucQUjj de miel.
Une femme vendrait sa colle , Pour manger foie et lotte*
Un lieu de marionnette «
l ioib Ù6011S, uiK* Luchelle.
* Une vîMle de médecin coûiait, au moyeu à^, & sols.
Un peu plus lard , un pai plus vite,
Nous venons tous au même gîte.
Un jour ouvrable entre deux fêles»
jN enrichit compagnon ni maître.
Un jour en vaut deux ,
Pour qui fait chose en sou lieu.
Un maître et la liberté , Ne se peuvent accoupler.
Un vin frais^ naturel, pétiilanti gracieux Doit flatter le palais, Todorat et les yeux.
Un mauvais maire en une ville.
Un noyer en une vigne, Un pourceau en im blé.
Un amas de taupes en un pré, Un huissier eu un bourg.
C'est assez pour tout gâter.
Un seul oeil a plus de crédit «
Que deux oreilles n'ont d*audim.
n seul œil au chat « et Tauire à la marmite
Un œil aux champs et Tautrc a la ville.
— rci —
Cn bonnetier n «s( pas parfait.
Et ne peuf-fiasser pour honnête.
Si 'it tous ies bonnets qu'il fait h n'cii faict pa9-an qu'à sa teste*
Un barbier rase Tautre, Une main hwe Tautre,
Un àne frotte l'autre*
Vin , fille,. faveur et poirier >
Sont difâciles à conserver*
Volonté (le roi a de loi. .
Vin bon , l'oint de bouchons.
Vilain affamé , Demi-enragé.
Vilain enrichi Me connaît point d*airil<
Vainqueurs par valeur ou par ruse.
Le succès sm notre excuse,
Vent au visage
Rend sa^e.
Volontiers le vin,
ui a soiui riiumeur du terroir Aagevin, Rend les bouches friandes.
Vin versé N'est pas avalé.
Vin vieux, or vieux , ami vieux ,
Sont loués en tous lieux.
Vin à la saveur
Et pain à la couleur.
\ 111 Lrusquet cl pain brun ou bis Soutient l'hôtel en poids et prix*
Vin trouble, pain chaud et bois vert Eucheminent rhomioe au désert.
Vin usé, pain renouvelé, Est le meilleur pour la santé«
Varier les occupations £st à l'esprit récréations*
Venle, mon et mariage.| Résolveut tout louage.
ViUi dievaux et bledsp
Vendez-les quand voui> pourrez.
Visiter sa vigne en août , N*est sûr de rien tlu tout.
Mais la voir en septembre ,
On eat assuré de la s endange.
Des dicts fdcetieox satiriques proverfces éi actions joyeuses qui ont esté et qui sont Angiers et pays d'Anjou.
^fSiz^
Nous empruntons de Bruncau de Tartifume , les dicts faceUem satiriques proverbes et actions ptyemes qui ont esté et sont AngUrs et pays dC Anjou. Ce tra^ vail a été écrit en 1626 ; i! est contenu dans le grand ouirrage de Bruneau, inlitulé Phiiandinopolis.
« Une honnesterejouiseance, une humeur gaye, un esprit joyeux , un homme riche en plaisantes inventions et prompt en reparties facétieuses , ont tousjours été de rechercher le philosophe appelant rhomme animal risible, ne veut dire aultre chose sinon qu*il est seul entre les créatures capable du ris et de la joye» Pour estro doué des parties qui en sont les causes essentielles, je rejette ces nûsan« thropes qui n^ont rien d*humain que le corps et le visage; leurs paroUessont si estrangées de Thumanilé qu'ils prennent estre dicts besles parlantes dont
la rejouissance attire à soy lésâmes mieux cojnposées aussi qu'elle est la plus expresse marque de la sa-.
gesse mcsnic; il y a des folies qui ne se peuvent faire que par les sages^ ceiuy esl heureux qui est de ces folz el qui en ses folies complaisi à aultry et à soj-môme,
» M'estant proposé de tracer les plus belles par«
lies du pays d'Anjou, je m'oublierois trop si j'obmet* lois les dkls facétieux et actions joyeuses et fo-*» lastres esquelles nos ancesires se soni plus, el
esquelles encore nous donnent sul^ect el matière de rire.
» Non-seulement rÂngovin s*est égayé en son parliculieri non-seulement s'ég£(ye qui peuit res* sentir en Anjou les douiceurs do la gayté , mais encore s'y esgaycnt les choses privées des raisons de sens et de vye* Il n'y fault chercher aultre chose sinon vive qui vainc, s'éjouisse qui peult, et qui no peuit demeure en paix ; que les déplaisirs et martels aillent par les détroits plus pierreux el difficiles.
Un penser joyeux au dehors»
Moindrit les grands travaux du corps.
Et par rtnstinct de la nature ,
Tout ce qui est. au plaisir dure.
» Quelque fois le sage faict ce qui est de la folie»
non pour ce qu'il folaye , mais pour ce qtf il est homme ; et c'est un cours de folie que celuy de la vye mondaine et tous les faîcts et les dicts des hommes, bien qu'aux'homnies pour m temps admifaUes, se fondent en pure folie*
» -Qui rechercheroiL diligemment chez Homère et les autres poètes la vie des Dieux les plus après et tristes, Irouverdént que leurs actions ont été remplies de folies , je dy de joyeuselés , parlant il ne sera mal à propos de dire que les Angevins sont hommes sages et retenant de ladéité estant joyeux, plaisants et folastres.
» Ils disent de celui qui prie un ami au sortir, de prendre du vin : il est des gens d'Angiers, qui prie de boire quemd
» Veulent-ils dire qae quelque lieu est de nul revenu^ ils diront : c'est la cwre de SaitU-EvrouU , cenU fofo de perie Hbien ssreîè.
» D'autant que cette cure qui est en la cité près da chasieau d*Angiers, Q*a que fort peu de revenu.
» Si en quelque Iraffic ou jeu , il se rencontre qu'aucun n'ait perdu m gagné , ib rappelleront in^ continent :
# Marchand de Sainte-CraisD , qui n'aura ni perte ni gain. Sainte-Croix est une des douze paroisses
d'Angiers dont les marchands aiment mieux bailler à prix de port et sans gain , que de manquer & rendre, 8
9 Voyent ils aucun qui n'asëagifise auBuneiDieiil*
ils diront aussi lut : il est du LoncQ,ïd ^ c'esl-à-dire vieil premier que d'èlre sage*
». Loricard est la rue qui eomsieDee à b porle Chapelliùrc, et conduit ^ port Ligné ; en celte rue furent délaits les quatre eulants de Conaii , duc de •
Bretagne^ suivis de plusieurs Bretons, par Foulques- Nerra, eomle d'Anjou ^lesquels eniants , pour estre grands et ftgés, monstrèrent quHls ii*en estoient pas pluâ sages. Depuis, ce molde Loriair^ QiLoncarder a été usité en Anjou « pour un. espion et espier ou allcndro 1 occasion de faire ce que l'on desseigne , car les dits enfants de Conan ai Bretons y UmwT dotent pour surpv^ndr^ la yiUe et ehflteau d'Ap*
giers.
» Lorsque les Angevins veulent acertener quelque
chose avoir clé promptement exécutée , ils disent : sont les miUinnjes de l'EsviÀre, a%mifmt sowms, atis^ t08t dktee,
» L'Esvièroesl un prieuré qui dépend de rabi>aj:e de la Trinil^de Vendosme , auquel les religieux bb contentent, ou se sont contentés de faire sonner mattinnes seulement de façon que mattinnes y estant sonnées , . elles y sont , ou ont été aussi tost dictes.
» Si quelqu'un a les joues plus grosses que les
aullrcs ou qu'il soit joUu, on ^ict en Anjou : il de
— ni
Joué, et tum pas de Gonnord^ qui sont deux villages entre les Maugos et le flouye de Layon.
» Si les Angevins se rencontrent avec quelque homme qui fasse do sourd , ou bien qui se fasse
tirer l'oreille à faire ce dont ils sollicilcnl , ils diront à rinstaot i il est de Rochefori, il a Us oreUks mar-
9 Rochefort est un haut rocher près la rivière de Loyre, sur la cime duquel il y a eu un fort chàteaii qui a donné beaucoup d'affaires à la ville d'Angiers et pays d'Anjou. '
» En Tan 1562 , près la I6te de l'Ascension , un gentilhomme appelé Marais , se saisit dn dict château de Rochefort ^ pilla et gasta le pays d^environ ; il y fut assiégé , tua des assiégeants jusques six à sept vingts; enQn fut prias et par le commandement de Monsieur de Hontpensier, rompu sur la roue au piiiory d'Angiers. Aux premiers mouvements de la Ligue qui furent en 1587, Arihus de SainWOf!iange« Amaury de Saint-Offange, seigneur de la Houssaye , et François de Saint-Offange, seigneur de Hurtault, frères , s'emparèrent de cette place en laqueDe ils firent plusieurs volleries, mesmes jusques aux portes et fauxbourgs d'Angiers. M. le prince de Conly y mint le siège au mois de septembre 1592, assisté de Claude Bariot, seigneur de Moussi, pre* mier président au Grand Conseil , et de plusieurs»
sttgneiirs d'Anjou. Go coQUBença à tirer coolre le dicl chasteau, le sixième par de Dovembre en
suivant. Le 12 décembre au dict ao, ou lo dict siège fut levé sans avoir pu y faire aaeune brèche. Enfin» Henry-le-Grand afaict aballrc ce château en 1600 > à k soUicilation et requeste de ceux d'Anjou»
» Si r Angevin aborde un homme de ChalonneSt il rappellera par gaussorie , MarpaUoêê.
» Ghalonnes est un bourg sur la rivi^ de Loyre, distant de quatre lieues d'ÂDgiers, auquel anciennement estoient adorés Mars, Pailas ot Yesta* Un jour y fut trouvé une médaille sur laquelle estoient Mar. Pai. 7es. Un dudict Cbalonnes qui s'estimoit des pins habiles et ^ntend|ls^ se mit à en foire le lecture, et sans prendre garde aux points , assemble le tout en un mot» et assura qu*il y avoit Ifarf^a^te^, mot qui depuis jas^ demeuré ans l^abitaiits de Cbar louues.
9 Si on estime gratifier un Angevin et Iny iaire quelque tratet de récréation , il dira librement : c'eil
la drokrie des Ponti»de'Cé»
» Ponts-de Cé est une petite ville distante d^Angiers d'une petite lieue, bâtie par Jules César, qui y ût faire un pont afin que son armée passât la rivière de Loyre, dont elle a été dite Pont-de César. H. Pierre Loyer donne une autre raison que je laisse pour me tenir à la plus commune etapparente* Cette ville
Mo —
%sl fort nécessaife à ville d Angicrs , pour f cnlfètenir de pain et de fariiie , aussi qù^elle est toute remplie èt environnée de nofouliris qot s*appellent Moulins à bac et forain. Les meuniers donc de cette ville auront roula faire quelque chose pour àe Tecréer qui n*a;^ant eu la grâce requise à cette cause mm été nommée La droilèrvt des Pont&-dô-Cé. Un seigneur de Bueil y mit en déroute dix*huit mille Anglais , en Tan 1438. Le roy de France, Louis-lelusie, là prit le septième d'août 1620, sur la royne sa mère, qui avoit quelque altercalion conlre sa majesté.
» Ce furent lors de bonnes et vrayes droUeries qui doivent conserver cet ancien quolibet ; c'est ladrol^ UffU dm Pcnii-de^é, tb esMéni qm(am à porter une ardoise.
«C'est-à-dire ils etrtoieilt assez dé monde aùx Ponfs-de-Cé, toutefois ils ne firent rien qui vaille*
» A ceux qiii promettent à un créancier Àngevîn qu^il ne doit craindre d'autant que son débiteur est solvable , le créancier dira s'il en dotitc : ou prins $ur la Boche d'Erigni. La Roche d*£rigné est près <!es dits Ponts-de-Cé , sur laquelle se sème si aug« mente aucune chose par ainsi qd n'a recours que eor icelle , est assuré de perdre sa dette.
» L'Angevin rencontrant une dame qui a quel- <iue chose d'acquis, dira librement : elle est de Doué,
mr éllê eU bim godine i pour ee que les femmes et
filles de ce lieu ODt je ne sais quelle niignolise particulière qui prend , aprend et surprend les esprits qui affectent , désirent et prisent la servitude , la science et la tromperie.
» Si quelqu*un fait la condition la meilleure , on dit : il est des mais de Soulaiim^ il ue se trompe qu'à son profit,
» Voit-on en Anjou un homme qui écrive maîy on dira frâncbement : il est des clercs de Monlreuii'- B$Uay^ U boU mùm q^*il n'éarU ; il est à croire que les praticiens de cette petite villese sont plus davantage aux collations et débauches, qu'à récriture.
» Ceux de la ville de Saumur n'ont été exempts de leurs quolibets; ils sont appelés talonniers de S(iUn mur , parce que les Saumurois étant assis sur une bouUquo ou ailleurs , jouent incontinent du iarllon ; aussi quand on veut rien promettre, donner , jouer ni parier on dit : jo promets^ donne, joue ou parie, ce qui fut joué à Saumur.
» Sur la levée, quatre lieues de Saumur , y a os bourg appelé les Rosiers ; s'il y a quelqu'un en Anjou qui fasse ses ai&ires , on dira incontinent : U $si Icgf am Uàsiers^ ou bien U planté dès restérr, voulant signifier que cestuy-ci ou celuy-là tait plusieurs emprunts et ne craint de s'endetter. Le rosier
a la Heur do ré[)ino ; la [leur est au presler, TépinC' au rendre, c'est pourquoy l'Angevin dit ;
Au prester cousin germain, ' Att rendre ûls de...
'» n y « on Anjou m villago qui so nomme Vef*
liantes; T Ange vin qui se plaît aux syncopes, dit que los femmes sont do Fenantet pour êe guo ios femmes^ âonC sujets de lascher leurs vents coulis qui se prè^ ncnt plus tôt avec le nez qu'avec un quarelct,
» Lorsque rÂngerm veut honorablement ne pro* mettre rien , il dit : je promets, donne et gage ma tenu de BauQé. Si l'Angevin veut dire que quelqu'un est sans puissance , il le compate aux reliqueg de foudon qui n'ont ni force ni vertu.
» Foudon est uii village <fislant d'Aogiers de trois
iicues ou cn\ iron.
» Los habitants de la Flèche pour êtro gaussours, ^rieurs et moqueurs, ont été ctits eopieuf^ de la fiiehe; leur langage satirique est si subtil et prompt , que l'homme est plus quo parfait qui s'en peut garantir.
» Défunt M. dû la Varenno a été cause qu'il y a des Jésuites et un présidiaL II dit un jour à défunt M. le prince de Guemenéo, Louis do ilohan , qu'il rendrait la Flèche autant recommandablequ'Angiei^s^ auquel ledit prince répondit incontinent encore qu'Angiers n'ayt quo douze flèches aux Icsses, il n*en courra pas moins fort. ^
» Durclal n'est pas oublie, car on dit en Anjou quo la teste de la femme est faite à Duretal.
ne —
» Après on Ta aux Jo&&es de Sforannes, qui est oo» dés plus beaux bourgs d' Aojoa; celui-^lè est reconnu pour Jobbe qui manque d'esprit. De Morannes descendant le fleuve de Sarthe, on vi^t en la paroisse de BrioUay, en laqiieQe y a une tour fort ancienne, bastie par les Anglois. Lorsque quelqu'un a de la pesanteur^ on dit c'at la tour d» BriMof^f si on craial la privation de quelque cbose , on a incontinent en la bouche : j'aifiMrais mieux que te iotir. ds BrioUaif fitl tombée. Le bourg de Cheffes qui est de Fautre côté de la Sarlbe est recommandé à cause de ses oyes rouges^ non pour ce que les oyes du lieu soient â*autre couleur que les autres, mais à causa que le dict bourg porte pour armes d'argent avec une oye de gueule. Si on veut dire que quelqu^un a beaucoup d'argent^ on dit: t7 est dCArgiefUon, qui est ua bourg entre Sarthe et Maine»
» Lo bourg de Cherré est renommé à cause de son franc archer , dont les rodomontades sont imr primées comme oelles du pionnier de Sourdre. Cesl pourquoi je ne m'y veux amuser aim de prendre la route de la ville de Chftteaugonthier dont on dii: Tourne-toy , vire, Chasteau-GonUe^ , tii voyras Croon*
9 Craon est une petite ville principale du pay^ Craunois, qui est la première baronnie d'Anjou; le» branles du Crannois sont en grande vogue. Quand
ou veut dire qu'on a été promptement expédié eu 4|uelqu*8ffaire , on use de cette façon de parler : ^0 swis de V Amenée de Craon, je suis des premiers dépeschés. Lorsque les assises d'Anjou tiennent , elles durent quinze jours conséeutib, quatre fois Tan. Le ressort de Craon dict, TAmenée doit comparaître le premier jour des diètes assises « TAmenée de Craon esl la première expédiée. La seconde Amenée est Chasteau-Gonthier; à cette cause on dict : tourneîoj. Tire, Ghasteaugontbier, tu verras Craon ou TA^ menée de Craon qui est despescbéo , il faut que tu ailles après, car Châteaugonthier ne sauroit voir
Craon pour être distant de quatre lieues ou environ. On dict aussi à la guerre à Craon» Les seigneurs dé Craon ont toujours fait des leurs. Guérifl, seigneur de Craon , par courroux qu'il eut contre Geoiïroi- Martel, premier du nom, comte d* Anjou , fit hommage de sa baronnie de Craon, au duc de Bretagne, dont sortit un sobject de dire : à la guerre à Craon^ d*atttant que €toiBroi^Martel alla en armes jusqueis à Craon pour réduire à la raison le dict Guérin.
• Pierre de Craon ayant grands deniers pour se-^ courir Louis I«» duc d'Anjou , qui esloit en Sicile , n'apporta aucune diligence, ainsi«s*amusa à faire bonne chère en bonnes villes , qui fut cause que le diic en mourut de déplaisir quelque temps après. Il aHentaà la personned-Olirier de Clisson» connestable^^
de France , étant en la ville de Paris ; pour lequel attentat il lallut dire encore : à la guerr$ à Craon. En 1593, la ville de Craon étant de la ligue, au Chft* teau do laquelle commandoit Pierre le Cornu , seigneur du Plesais de Cosme, fut assiégée par Françoi» de Bourbon, prinee de Conti, et'par Henry de Bourbon , prince do Dombres , assistés de messire Anthoine RuîUy et de plusieurs seigneurs d*Ânjou. Le 12 may au dictan, Phiijppo Emmanuel de Lorraine^ duc de Mercœur , suivi de Urbain de Laval , sei*' gneur du Bois^Daulphin et don Jouan de Aquila, espagnol, mint en déroule ceux qui estoient au dict aiége , print treize pièces de eanon et beaucoup de-
buliii. Celle duroute donna subjrct au sieur dû la Vallée , tué depuis devant Monlauban en 1621 au mois d*octobre, en qualité de canuoDier du roy, dj^ faire une picque- mouche ^
» Le neuvième juillet I620i noble honune François Lasnier , lieutenant- général de M. le Sénéchal d*Ai)iou Angers , lors maire de la dite ville , alla k Craon pour la réduire aous Tobéissance de la royne mère.
» Quand on veut rire de quelque oboso, on dit ea Anjou : c*est me prophétie deBenL
* Ce pitquc-mouclie est une suite d'injures obscènes sur î.i nob'csse de Fronce ; aussi, nous ne piihiierons pas ce pas*sage du manu$crH de iiruocau do Xartiiumc .
C'est quand on attribue et donne.
Plus qu'il m faut à la personne.
D Lorsque quelqu'un veut roulror on un lieu qu'il a laissé, on luy dit :
Nom iammes de Saini-lamberi, Qué sori dêiaplaee I0 perd,
» Après les rencontres qui se font des Iieux« les Angevins n^oublient les personnes ni leurs actions.
» Il y a eu en Anjou an maftre Pierre Fayfcu tellement recommandable pour ses iacctios , que Charles de Bourdigdé a foict imprimer Angiers sa vie plaisante en 153*2. On y dit encore : c'est un meslre Pierre Fay*/ètt, lorsqu'on veuU recommander quelqu'un pour être de plaisante et joyeuse conversation.
» En 1550 r fleurissoicnt à Angers Lezin cl Marliai les Guycts, Tun a fait en vers le Dialogue des Moynes, et TautrOi le Monde renversé ^ lesquels roèmes ont été représentés publiquement en la placo Neuve de la ville d'Angers , par lo temps et espace de trois jours consécutifs ; les préparatifs en furent faits par un nommé Joubort , marchanJ d'Angers, les traits Joyeui , brocards et facéties un peu trop libres ont rendu rares les copies qui en ont été communiquée?'*
» Environ 1576 , il' y eut de bons gausseurs An*
giers, qui firent préparatifs au Piiloryi comme pour représenter une comédie: ils disoiant que les nymphes étoient chez Corbeau , marchand de drap de làine, au Pillori , qui avoit de iràs belles Mes ; qpe les Maures étoient chez Antoine Davj, mur d'Argentré, advocat à Angers, d*autani que ses enfants étoient très noirs on basannés, et que lés fols étaient
chez M. de Beauraont, qui étoit noble homme. René Bault , conseiller du roy au siège présidial dont le» en&ns estoient comme le , d!une très^folastre humeur.
m En 1690 , courut Angiers» m Dieu nom gardtt
îij^jLVOir ; de Viré^
Du nex, coupé de la cité Stdtla mandore ée la TtrMM^
» YM était un homme de mauTaisee mœurs.
» Lq nezœupé de la cité était madame de la Porée nommée Magdeleiii,e Normand , fille de la propre sœur de M. Bodin , laqueDe sivait dianter et jouer de toutes sortes d^instrumenis., Ses envieux lui ûreut couper le nez , qui néanmoins fut ; bien et proprement recousu.
» Lamandorê de la IrinUééi^i un violon nommé Lamice , qui lors louait trks-bien de la mandore ; il avait une très-bonne façon et passait pour uahomm^ ikhonnes fortunes. .