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Si en une compagnie se r^nconlreun pue-nezv on dit qu'il ressemble au it». qui pue des detis
bouts *,
» Si un. vieillard veoi s'émanciper, on lui dira qu^il no sied point à un Tieux singe à foire des mines.
» En 1597 y avoit an palais d* Angers trois adro?
cats Tun Guy Mingeariô dont on disoit :
Monsieur de la Hiogearie».
Advocat en rimerie.
9 C'est luy qui dit à M. le prince de Gruymenée, que les borgnes étoient roys entre les aveugles, car iLétoit bopgne et le dit prince aveugle, pour* laquelle parolle dite en carême prenant , et au château du Verger, il eut le fouet par ses pages et^ laquais.
» M« Pierre Ogereau et Mathunn Jousselin,dasq^els on disait aussi en rithme poictevinnoc
Jouaselin et Ogereau, Sont les premiers du barreau* Ils ne laissent leurs clients , Qu'apiès cessions de beans.
' On désigne vulgairement par le nomde ftif le vmami
» M. François Lasnier, escuyer , sieur de Sainte- Gemmes, et lieuienant-général de M. le Sénéchal d'Anjou , étoit un homme d'une grando autorité à Angers; on Ta appelé M* François qui fait les maires,
» Ainsi en mille et mille belles inventions , rencontres , subtilités , TAngevin se donne subjecl et matière de rire ; pourquoi no verrait-il point si le ris s*applique à toutes choses?
9 L'Air ht dans Synese; F Aurore rit encore dansle même auteur et dans Catule.
La maison pleine de bonhêur
Y rid d'une joyeuse odeur*
1» ËhQn, TAngevindira toujourscommorAnacréon
Pendant que vif, iesoupife»
veux danser, je veux rire. »
En terminant ce chapitre , nous ajouterons quel^ ques lignes sur divers adages usités en Anjou.
On dit par manière do proverbe à Angers , quo les BaS'Breions sateni qUs nos raie sont mariés hors-
qiiils ont des enfantin ; pour dire qu ils ne savent tes choses que longtemps après qu'elles sont faites.
Se diav/fer à la cheminée dti roi Reni : voici co
qui donna naissance à ce proverbe, encore usité en Anjou. René passait ordinairement Thiver à Marseille; tous les jours il so promenait sur le port pour être réchauilo par les rayons du soIeiK Cette habitude da bon prince fut bientôt connue dans TAnjou, et lorsqu'on voulait parler d'un malheureux qui manquait de bois, on disait ; il se chauffe à la cheminée du roi René.
Fesse-Mathieu* Nom injurieux qu'on donne aux usuriers; avant sa conversion , saint Mathieu était /banquier.
Sedeàai in telonio ; la malignité attribue aux ban< «[uiers des prêts usuraires; de là^ saint Halhieu regardé comme patron des usuriers; fêter saint McMeu est donc synonyme do prêter à usure ,
mais au lieu de fêler on a d'abord écrit [ester: or, entre les lettres F T et F F liées ensemble , la différence est peu sensible \ plus d'un lecteur par con* séquent a dit fesse Mathieu pour feste- Mathieu , et de cette méprise est résulté on sobriquet. Noos n^igno* rons pas que la plupart des étymologistcs trouvent dans fem Uaihieu^ foco de Mathieu « mine d*usu- , lier.
lîs sont comme les cloches » on leur fait dire tout êequ^on veut.
Dreux du Radier, dans ses Recréations ktstofiquee,. tome l''^ page 120 , a traduit 4h latin do Eaulin
prédicateur , mort en 1514^ la pièee de vers sur* vante :
tJL VEUVE ET CBS OjOCHSS.
Après la mort du meonier Nieolas, Jeanne, sa veuve, en prudente femelle.
Alla ehez son pastear oonaultar oertaiD cas
Qui liii roulait dans la cervelle.
EHe avait un valet : son nom sera Lucas,
U lai paraissait son affaire ; Ce n'était un galant à Urillantè manière »
Un Adonis à propos délicats:
• Ce dréle avait de solides appas :
n était Arais» robuste : un autre en eut fait cas; Euiin (lit au curé la dôlente meunière, lie défunt étant mort» je suis dans l'embarras ; liucas m'en tiicrait»
Sp.oiisei donc Lucas*
LA'tyaovs*
Qiii dé son valet Hait son midtre ,
l^t ou tard s'en repent ; si je franchis le pa? Je m'en repeuUrai peut être
£S CUBÉ«
flraïnte du repentir, ne l'épousez donc pas^