SCÈNE VI
M™^ GAUTROT.
Je ne fus jamais plus surprise que vous étiez partie de Paris sans dire adieu à personne, et ayant emmené tout, comme si vous n'y deviez plus revenir.
M™^ GAUTIER
Je n'y retournerai plus.
M™* GAUTROT.
Vous voilà confinée à la campagne pour le reste de vos jours?
M"* GAUTIER
Oui.
M™'' GAUTROT.
Vous allez mourir demain ?
M"^ GAUTIER
Pourquoi ? N'ai -je pas dû prévoir eu me mariant , que je ne ferois plus ma volonté?
M™^ GAUTROT.
Je comprends qu'on peut le prévoir , mais comment se résoudre ?
M'"'' GAUTIER
Si je m'étois trouvée incapable de cette résolution, je ne me serois pas mariée.
M™^ GAUTROT.
Voici votre tyran qui vient, je sors ne pouvant le souffrir.
M'"^ GAUTIER
Vous me désobligez de le nommer ainsi, et je vous conjure de ne vous plus servir de termes que je ne pourrois souffrir.
S ci: NÉ VII.
M. GAUTIER
Votre cousine va bien vite : à peine sommes-nous arrivés ici que la voilà arrivée.
M"^^ GAUTIER
J'en ai été surprise comme vous.
M. GAUTIER
Elle m'importune fort, et vous me ferez plaisir de ne la plus voir.
M'"*' GAUTIER
Voilà qui est fait, je me charge qu'elle n'y reviendra plus.
176 PROVKRBKS
M. GAUTIER
Ne voyons plus; personne, je vous en prie.
M"*® GAUTIER
Je le veux puisque vous le voulez.
Qui se fait brebis y le loup la mange.