‹ Proverbes inédits. PubliésChapitre 153 sur 221 · SCÈNE IL · texte numérisé non relu

SCÈNE IL

M^^'' DU CASTEL

Vous me témoignâtes hier tant de bonté, que je n'ai pu attendre plus longtemps à vous en remercier.

jjme TURENNE.

Je n'ai pas cessé de penser à vous, mademoiselle, et j'en parlois à madame Saint- Pidier quand vous ctes arrivée.

M""" SAIWT-DIDIER.

Il est vrai, madame est charmée de vous à ne s'en pouvoir taire.

M^'^ DU CASTEL

.le me trouve bien heureuse de ne pas lui déplaire , et je tâcherai de conserver un si grand bien par toutes sortes de soins.

jjme TURENNE.

Je crois que vous en recevez plus que vous n'en rendez, et il me semble que vous êtes fort environnée.

M^^^ DU CASTEL

Je ne sais pas ; le monde cherche ceux qui ont du goût pour lui. Je vais souvent chez madame d'Albe, dont la maison est ouverte à toutes sortes de plaisirs.

m™^ SAINT-DIDIER,

Ne craignez-vous point que cette société ne nuise à votre réputation.

M^^^ DU CASTEL

Je ne fais point de mal , et ne me mets point en peine du reste.

M™'' SAINT-DIDIER

Quoi .'vous ne comptez pour rien qu'on VOUS croie comme madame d'A-lbl' , cl

comme la plupart des femmes qu'elle voit?

M^^*^ DU CASTEL

Je ne voadrois pas mériter qu'on tînt de moi de pareils discours, mais je veux me divertir, et cette maison-là y est très propre.

M™^ SAINT-DiniER.

Vous VOUS perdez, mademoiselle, et je ne puis le voir sans peine.

M^^* DU CASTEL

Vous êtes trop bonne; ne vous inquiétez pas pour moi, c'est mon affaire, et je ne suis pas venue ici pour chercher des avis; je m'en vais chez madame d'Albe où les discours sont moins sérieux.

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