M™^ ALBERT
Vous souvenez -VOUS encore de mademoiselle de Coiicy?
M™*= LUCINDE
Oui, je m'en souviens fort bien, et de toutes ses imbécillités.
M"** ALBÉRY.
Vous vous souvenez de l'étonnem.ent de son mari, qui disait qu'il avoit cru épouser une femme de vmgt ans, et qu'il se iTOUvoit avec une enfant à qui il falloit apprendre les clioses les plus communes.
M™^ LUCINDE
Je me souviens de tout ; mais à quel propos voulez- vous m'en rafraîchir la mémoire?
M"*^ ALBERT
C'est pour vous apprendre qu'elle est ici , et pour vous prier d'aller la voir.
M""^ LUCINDE
Elle ne saura pas me recevoir, et je ne ferai que l'embarrasser et ni'ennuyer.
M"^^ ALBÉRY.
Vous ne ferez ni l'un ni l'autre, et je viendrai savoir ce qui se sera passé entre vous.
M™® LUCINDE
Ce que vous dites me fait penser qu'elle est pis que jamais, et que vous voulez vous en divertir.
M""^ ALBÉRY.
Je vous prie de la voir , c'est tout ce que vous tirerez de moi.
M™<= LUCINDE
Je le ferai dès aujourd'hui, car vous excitez ma curiosité.