SCÈNE Fil
M"** GERMEUIL
Je m'intéresse trop à ce qui vous touche, pour ne pas vous avertir, qu'on dit que monsieur Davranche a des desseins sur votre fille ; et qu'il est souvent avec un de ses amis, autour de votre maison.
M"^ DE ROMILLY
Vous m'obligez sensiblement de me donner cet avis, j'en profiterai au plus tôt, et j'en aurai une éternelle reconnoissance.
M""^ GERMEUIL
Il n'y a rien de si difficile que de garder une fille.
M""® DE ROMILLY
Vous m'avez donné une si grande inquiétude, qu'il faut que je vous quitte
&5o PROVERBES
pour aller parler à la gouvernante de ma fille.
M"** GERMEUIL
La voici qui vient bien à propos.
SCEISE FUI.
^mc i>upuis.
Ah, madame !
M™® DE ROMILLY
Écoutez-moi , je vous prie, sans m'interrompre, j'entendrai une autre fois vos plaintes. Je veux que vous chassiez Laviolette, que ma fille ne sorte plus du tout, qu'elle couche dans ma chambre, et qu^elle ne soit jamais sans vous ou moi; ôtez-lui son écritoire, cherchons-lui une chambre qui n'ait point de vue sur le dehors.
j^me Dupuis.
Madame!
M™" DE ROMILLY
Avez-vous le courage de me parler d'autres choses dans l'inquiétude où vou*^
DK MADAME DE MAINTENON. aSi
hie voyez ? Prenons toutes sortes de précautions pour la bien garder.
M™^ DUPUIS
Eh! madame, quelle précaution? elle est enlevée î
Fermer la porte de l'écurie quand les chevaux sont pris?