‹ Proverbes inédits. PubliésChapitre 57 sur 221 · IVI""° DE VOLNEY · texte numérisé non relu

IVI""° DE VOLNEY

On est bien heureux de n'avoir point d'autres affaires. [Cécile chante.)

M***' DE MARIGNY A m"' d'ORLANGES.

Je ne crois pas, mademoiselle, que, dans votre voyage , vous ayez entendu une plus belle voix.

M*^^ d'orlanges.

Elles sont assez rares en Espagne , et le roi n'en cherchera pas ; il n'aime point la musique.

M"* DE VOLNEY

A-t-il du goût pour les affaires ?

M^'^ d'orlanges.

Oui , il s'y applique bien plus qu'on ne l'espéroit d'un prince de son âge : il aime fort la chasse.

m"® de SAINT-ÉVRON.

Je comprends bien ce goût-là, rien n'est si agréable que la chasse.

CÉCILE

Je ne crois pas qu'Euphrasie connoisse ce plaisir-là.

T)T. MADAME DE MAINTENOX. 7I

m""" de VOLNEY.

Ni qu'elle connoisse le malheur d'un procès.

EUPHRASIE

Il est vrai que j'ignore l'un et l'autre.

M™^ DE SAINT-ÉVRON.

Ce qu'on nous conte de l'éducation de Saint-Cyr , mademoiselle , nous paroît dans votre modestie.

EUPHRASIE

Je voudrois bien, madame, avoir répondu aux soins des dames de Saint- Louis : car je puis vous assurer qu'ils sont encore plus grands qu'on n'a pu vous le dire.

jltne u^ VOLNEY.

Mon procès me mettra en état d'y pla* cer une de mes filles.

M™^ DE SAINT-ÉVRON.

Mais comment, mademoiselle , peut-on avoir un grand soin de deux cents filles à la fois ?

EUPHRASIE

Vous ne sa,uriez comprendre avec quelle facilité elles sont gouvernées.

M™« DE VOLNEY

Ces dames-là n'auroient pas tant de loisir , si elles avoient un procès.

// souvient toujours à Robin de ses flûtes.

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