SCÈNE PREMIÈRE
M. DE SAINT-MAUR
On m'avertit de tous côtés que voua faites une dépense excessive en habits , en chevaux, en chiens, et en tout ce qui peut ruiner.
JULES
J'avoue que je suis accoutumé à la dépense^ etquej'aurois beaucoup de peine à me contraindre là-dessus.
DE MADAME DE MAINTENOW. «yî
M. DE SAINT-MAUR
Il faut bien vous contraindre, ou vous serez exposé à devoir à tout le monde , et à voir saisir par vos créanciers tout ce qui est à vous.
JULES
J'espérois que vous ne me laisseriez pas dans une pareille extrémité.
M. DE SAlNT-MAUR.
Je ne saurois souffrir le désordre : il faut régler sa dépense sur ce qu'on a.
M. JULES
Je ferai de mon mieux pour ne pas vous déplaire.