M""^ D*ALENÇON
Lamiennem'est demandée par plusieurs personnes, mais nulle proposition ne se conclut ; et voilà trois ou quatre affaires rompues, les unes après les autres, sans que j'en comprenne la raison.
M™^ DE LUÇAY
Je voudrois être aussi assurée de l'établissement de la mienne'tiue je le suis de la vôtre.
M"^ d'alençon.
Mais, comment voulez-vous la marier en la cachant toujours ?
M'*'^ de LUÇAY.
Je suis ravie de son goût pour la retraite, et j'auroisbien de la peine à la montrer , car elle craint le monde et aime la solitude.
M"^^d'aLExNÇON.
Je garde une conduite bien différente, je mène ma fille partout afin que quelqu'un me la demande.
M^^'DELUÇAY.
Ma fille va à l'église dès le matin pour n'y voir personne de connoissance; elle revient lire et travailler , soulager son père et moi des soins de notre domestique ; elle nous console dans nos peines, et il faut que nous l'aimions autant que nous le faisons pour désirer de la voir établie , car ce sera pour nous une dure séparation.