HORTENSE, CAMILLE
CAMILLE, froidement et en souriant.
Tu avais raison... Vétiver paraît bien instruit...
HORTENSE
J'en doute à présent et je ne crois pas que M. Henri, d'or- Idinaire discret et silencieux... ait été le prendre pour con* fident.
, CAMILLE
Pourquoi pas ? les hommes parlent de leur passion à tout le monde et partout.... N'ai-jc pas reçu, au dernier bal, une déclaration d'amour et une demande en mariage, en dansant la polka I
LES MALHEURS HECRRUX 339
HQHTfiNSE, riant.
Voilà qui est curieux. •» et de qui dooot
GAMILLB.
De quelqu*un que tu proclames toi-même un cavalier partit, M. le vicomte de Gomnènes.
HORTBNS^, «Tant p«iie à Moher •«« tronbU*
Ce n'est pas possible... tu t'es abusée,., tu t'es trompée...
CAMILLE
Eh! mon Dieu!... comme te voilà émue... et tremblante...
HORTENSE, se soutenant à peine.
Tremblante... pour toi, Camille ! pour ton bonheur... Si tu savais l'avenir que tu te prépares...
CAMILLE
Il ne m'effraye pas, (sar, je te l'ai dit, je ne me marierai jamais ! Je suis décidée à refuser tous les partis, à commencer par le beau, par l'élégant vicomte...
HORTENSE, areo Jde, et lui prenant les mains.
Est-il possible! tu me le jures!...
OAMILLB.
Oui, ma bonne Hortense... ne parlons plus de cela... Mais je n'oublierai jamais l'intérêt et surtout les craintes que ton amitié t'inspirait pour moi.
(EUe sort,)