‹ Proverbes, nouvelles, romansChapitre 56 sur 78 · HORTENSE, CAMILLE · texte numérisé non relu

HORTENSE, CAMILLE

CAMILLE, froidement et en souriant.

Tu avais raison... Vétiver paraît bien instruit...

HORTENSE

J'en doute à présent et je ne crois pas que M. Henri, d'or- Idinaire discret et silencieux... ait été le prendre pour con* fident.

, CAMILLE

Pourquoi pas ? les hommes parlent de leur passion à tout le monde et partout.... N'ai-jc pas reçu, au dernier bal, une déclaration d'amour et une demande en mariage, en dansant la polka I

LES MALHEURS HECRRUX 339

HQHTfiNSE, riant.

Voilà qui est curieux. •» et de qui dooot

GAMILLB.

De quelqu*un que tu proclames toi-même un cavalier partit, M. le vicomte de Gomnènes.

HORTBNS^, «Tant p«iie à Moher •«« tronbU*

Ce n'est pas possible... tu t'es abusée,., tu t'es trompée...

CAMILLE

Eh! mon Dieu!... comme te voilà émue... et tremblante...

HORTENSE, se soutenant à peine.

Tremblante... pour toi, Camille ! pour ton bonheur... Si tu savais l'avenir que tu te prépares...

CAMILLE

Il ne m'effraye pas, (sar, je te l'ai dit, je ne me marierai jamais ! Je suis décidée à refuser tous les partis, à commencer par le beau, par l'élégant vicomte...

HORTENSE, areo Jde, et lui prenant les mains.

Est-il possible! tu me le jures!...

OAMILLB.

Oui, ma bonne Hortense... ne parlons plus de cela... Mais je n'oublierai jamais l'intérêt et surtout les craintes que ton amitié t'inspirait pour moi.

(EUe sort,)

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