‹ Proverbes romantiquesChapitre 105 sur 157 · HÉLOISE · texte numérisé non relu

HÉLOISE

» p. S. J'allais vous envoyer la note du bijou- » tier , que vous m'aviez demandée , lorsque votre » domestique est venu faire son message ; de colère » je l'ai mise en morceaux. »

Ah! ah!.... mon oncle, vous aviez affaire à forte partie!... Et sans doute, malgré le jeune auteur , vous aurez conclu la paix , vous aurez fait recommencer la note du bijoiitier, et vous aurez dispersé la foule importune qui assiégeait la maison de votre sirène.

L'ONCLE

Gomme tu dis ; c'est toujours ainsi que cela se passe.

LE NEVEO.

Cela se passerait autrement avec moi , je vous le jure.

L'ONCLE

Attends la cinquantaine !.... Je fis alors comme tu feras un jour ; mais je me dégoûtai bientôt d'un amour si coûteux , et la raison vint me dire à l'oreille qu'il était temps enfin de songer à la retraite. J'obéis à sa voix, et maintenant j'achève

194 LE PORTE-FEUILLE, etc.

tranquîllement ma carrière en riant de mes folies passées. L amitié suffit à mon cœur; j'ai dit un étemel adieu au reste,

LE NEVEU

Oh ! mon oncle , vous me permettrez de n'en rien croire.

( On apporte une lettre i l*oiicle qui la décacheté et la lit. ) '

Le timbre est de Saint-Denis... C est peut-être quelque fillette de votre campagne qui vous envoie cette lettre !

L'ONCLB.

Allons !.... Il faut partir.

( Il ae lèTc et aonne. ) LE WSYEO,

Eh quoi, si brusquement !.... ^n prend u lettre m» latabie, ei la parcourt) Ah! mou ouclc , VOUS uc me parliez pas de cellç-là

L'ONCLE , roulant lui ôter la lettre dei maina.

Eh bien que fait-il donc !....

LE NEVEU, riant.

Je prends ma revanche : n'avez-vous pas été le premier curieux?

MlMt.) a Au château de 23 mai 1827.

» Je vous attends depuis dimanche : la lessive » est finie et vous deviez être de retour. . .

VONCLB.

Veut-tu bien me rendre,.

IB NBVID.

Oh! vous avez beau faire , mon petit oncle , je lirai.

» Yous savez bien que Je suis inquiète quand » vous êtes absent 9 et s'il est permis d'être jalouse, » c'est certainement à une femme qui se trouve » dans ma position. Je n'ignore pas qu'à Paris vos » amis vous font des observations à mon sujet et » tâchent de vous monter la tête ; aussi je finirai » par prendre mon parti et m'en aller. Voyez donc » si vous aimez mieux des étrangers que celle qtS » vous est attachée depuis cinq ans. »

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