SCENE IL iii
la féodalité, et que, puisque tous les Français sont égaux, c'est le peuple qui doit avoÎF la préférence.
UNE VOIX
Cela n'a pas le sens commun.
RÉON. à la tribune.
C'est avec peine. Citoyens, que je m'aperçois des doctrines funestes que professent quelques Français. Nous sommes tou^ égaux, nous avons donc tous les mêmes droits... Je connais particulièrement le candidat ; il est aussi zélé patriote que qui que ce soit dans cette assemblée. On accuse son origine.. .. c'est accuser aussi la mienne , et j'ai prouvé combien peu j'y tenais. Mon ami va vous donner ici les mêmes pr(euves de son mépris pour toutes ces ridicules distinctions que le despotisme et l'ignorance ont trop long -temps consacrées dans notre belle patrie.