SCENE IL 2l
rait pu faire sur leur esprit Tëmigration de ton oncle.
( La foule M place «ur te» gradioi et le préaident aur aoo fauteuil.) DENIS. «
Citoyens , chaque jour voit augmenter le nombre des patriotes zélés qui viennent prendre place parmi nous , et c'est avec orgueil qu'en parcourant des yeux cette enceinte, nous la trouvons déjà trop petite pour renfermer tous ceux qui viennent y protester avec nous de leur attachement à la constitution , et discuter librement sur les différens actes du pouvoir exécutif. Kou^s devons surtout nous féliciter d'avoir fait de nouveaux prosélytes, lorsque des fonctions élevées qu'ils remplissent, lorsque la caste à laquelle ils appartenaient autrefois donnent à leur candidature une garantie plus franche dé sa sincérité. C'est un de
ces hommes que je vous présente aujourd'hui
vm vojx.
Encore un ci-devant !
PtUSIEUBS VOFX.
Silence !
DENIS
Revêtu d'un grade important dans cette garde nationale dont nous faisons tous partie , et qui sert de rempart à la liberté , M. de Morville appartient à rétat-major du général Lafayelte...
âi4 LE GENTILHOMME LIBÉRAL.
UNE von.
fielle recommandation !
CN£ AUIBB VOIX.
Ce sont eux qui ont fait évader les tantes du Foi.
PLUSIEUIS VOIX.
A la porte les interrupteurs*
DENIS
Je déclare à la face de la France que le générât Lafayette et son état-major ont constamment bien mérité de la patrie.
( Une Cbale de Toix. }
Bravo l
(BmyatM appIaudÏMemens. } UN MEMBRE.
Je demande la parole.
DENIS
Vous Tavez. *
LE MEMBRE . i U tribiuie.
Citoyens, le peuple est éclairé , depuis qu'on sait bien comment les aristocrates font pour s'insinuer et ameuter les satellites des despotes étrangers , tout en accaparant les grains. Ce matin encore , il est venu dans ma boutique des citoyens qui ont servi dans ces maisons-là, et qui m'ont dit des choses à faire frémir. Je dis donc qu'on ne doit pas admettre ici des hommes qui tiennent à