‹ Proverbes romantiquesChapitre 12 sur 157 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

triotes, et je m'estime heureux d'être arrivé si à propos. Quel est donc la cause de cet acharnement contre vous?

RICHARD

Hélas 9 Monsieur , j'ai le malheur d'aimer les côtelettes et de ne pas aimer les insolens, fussentils couverts d'un froc.

L'AdCADE.

Seigneur officier , ce sont des Jacobins français, et vous feriez bien de les abandonner à la justice.

ARTHUR

Mon camarade a oublié que c'était un jour maigre , et moi j'avais la Henriade dans ma malle, voilà les chefs d'accusation.

L'OFFICIER

Seigneur alcade , vous feriez bien de vous occuper à calmer l'esprit du peuple , à ramener l'ordre et la tranquillité dans cette ville , pluiot que d'exposer les Français à être asssyssinés sous vos yeux. Je prends ces messieurs sous masauvegarde; tant que j'aurai mon épée , personne ne leur fera le moindre mal.

* JNIGO.

Là ! on m'a volé tous mes couteaux , et la moitié de ce qu'il y avait ici?

3o LE COSMOPOLITE.

L'âLCADE.

. C'est une punition de la Vierge , pour vous apprendre à recevoir des hérétiques chez vous.

(Il tort.) , BICHARD.

Tu as eu une belle idée de venir visiter ce repaire de bêtes féroces.

AfiTHUR » i rOfficier.

Monsieur , que de remercîmens nous avons à vous faire !

L'OFFiaER.

Vous ne pouvez rester plus long -temps en Espagne; il faut partir, et j'envie bien votre sort...

ABTHOR.

AUoad vite refermer aos malles; seigneur Jnigo, voilà pour vous... Vous voyez que les hérétiques payent un peu mieux que les moines.

JNIGO.

Chacun son état.

L'OFFICIER

Je vous escorterai le plus loin po^ible , et songez à ne pas vous arrêter un instant.

RICHARD

Je n'aurai pas même goûté les vins du pays !.. France ! France ! où es-tu?

ARTHUR

Eh ! mon Dieu ! tous les peuples ne ressemblent pas aux Espagnols , Dieu merci , et nous en trou-

S€ÈWE m. 3i

vei'ons de plus aimables. On se moquerait de nous si nous revenions si tôt à Paris. Où ironsnous?

RICnARD. *

Partout, pourvu que nous quittions cette terre maudite.

ABTHUR.

Ne perdons pas de temps , nous déjeunerons sur la frontière.

EICHAIO).

Jure donc encore après le trois pour cent !

(J|« lortent.)

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