SCENE I
soutiennent son entreprise en fréquentant la comédie ; vous avez interdit expressément ce plaisir à vos subordonnés; et vous avez retiré les secours que la ville accordait chaque année au théâtre.
(Entre Madame Lebrun.) MADAME LEBRUN.
Eh bien , mon père , à quoi songez-vous? L'église est déjà remplie; M. l'abbé Béquet prêche à deux heures et vous ne, partez pas !
LE MAIRE
Je t'attendais ( a m. Lebrun.) Vous n'êtes point
des nôtres , sans doute ?
MADAME LEBRUN
Bon ! Monsieur est trop philosophe.
M. LEBRUN
Je ne te fais pas de reproches , ma bonne amie ; tu devrais imiter mon indulgence.
MADAME LEBttUN.
Je te prie en grâce , si tu trouves Félix à la maison , de ne point le retenir; Je lui ai donné l'ordre de venir à la mission , car il en a grand besoin. Ce ne sera pas trop, d'ailleurs, de trois personnes de la famille pour prier Dieu de t'éclaîrer. Puissent du moins nos vœux être exaucés là haut, et obtenir du ciel le pardon de tes erreurs !
M. LEBRUN
Amen !
{ lia sortent. )