SCÈNE IIL
(La chambre à coucher de Madame Lebrun. )
M. LEBRUN , Madame LEBRUN.
M. LEBRUN
Que signifie tout 'ce dérangement?... Vous estil arrivé quelqu'un de Paris?
MADAAâ LEBRUN.
Personne.
M. LEBRUN
Pour qui donc cette chambVe nouvelle que Ton dispose dans mon cabinet?
a6a LA MISSION.
MADAME LSBIUN.
C'est pour toi.
M. LEBR^tm.
Pour moi!... Tu vas m'expliquèr sans doute. . .
MADAME LEfiBUN.
Oh \ je vois bien que ton intention est de me chercher querelle; mais je te préviens que j'ai pris mon parti, et que tes reproches seront inutiles.
• M. LEBRUN
Si c'est quereller, que demander le motif qui t'engage à m'exîler de ma chambre, à la bonne heure ; cependant cette lubie me paraît si étrange, que j'en veux connaître la cause. . . Tîeùs, ma bonne amie, depuis quelques jours ton humeur devient fort difiBcile ; tu sais que la mienne est des plus pacifiques, mais tu aurais tort de t'y fier. Je hais les disputes de ménage : en voilà déjà plusieurs qui troublent le nôtre. . .
MADAME LEBBDN.
Je vous conseille de m'en accuser!... Vous trouvez mauvais que j'aille à la mission , et c'est de là que naissent vos tracasseries continuelles. .
M. LEBRUN
Eh bon Dieu! qui songea te contr-edire sur ce point? va, si tu le veux, à toutes les missions du