SCENE VIII
. RICHABD.
Arthur ! . . . et toi aussi !
LE PACHA à Arthur.;
Est-ce ton frère P
ARTBUB.
Oui, oui, c'est mon ami.
RICHARD
Eh bien! avais-je tort?
ARTHUR
Il n est plus temps de se repentir.
LE PACHA au jeune Grec.
ïu sais d'avance le sort qui t'est réservé : nous allons voir si tu as autant de courage sur le pal que dans ton repaire de brigands.
LE GREC
Misérable infidèle ! tu ne verras jamais trembler les Hellènes.
LE PACHA
Que veux-tu dire ? Ne sommes-nous pasHellènes^ aussi bien que vous? Ne sommes-nous pas comme vous les descendans des Grecs d'autrefois ( i ) ?
LE GREC
Ne va pas t'en flatter. Vous êtes les fils de ces barbares que nos aïeux ont repoussés tant de fois du sol de la patrie : le même sort vous attend !
(i) On lii daiiA les Mémoires de M. le lieatenant-colcmel Rayband , que les Turct , pendant le premier »iége de FAcropolis d'Athènes ^ adressaient sourcnt cette interpellation aux Crrecs.
LE PACHA
- C'est ce que tu tie verras pas , car tu vas mourir.
« LE GREC
Vive la liberté !
aAthur.
Heschid, au nom du ciel! épargnez le courage malheureux.
LE PACHA
Oublies-tu, Franc, que tu vas le suivre, toi et ton frère? Vous n'avez pas de rançon? tout est fini pour vous.
BICHAJU).
Un moment , un moment^ sublime Pacha ; combien faut-il pour racheta nos têtes?
LE PACHA
Trois mille piastres.
RICHARD
Dieu merci , j'ai plus que cela sur moi.
LE FACHA
En ce cas , donpe tout.
ARTHUR
Comment, tu avais emporté ta bburse !
RICHARD
Diable ! je pense toujours au solide , moi ; on ne sait pas ce qui peut arriver , et tu vois que ma précaution n'a pas été inutile... (wPwb.) Voilà tout ce que je possède.