SCÈNE II
(Un foyer de théâtre.)
DUMAS , ARISTIDE , «n manuscrit à la main.
ARISTIDE
Eh bien, tu viens de voir un théâtre; qu'en dis-tu ?
DUMAS
Oh ! c'est surprenant. Je ne me figurais pas du
tout ce que c'était. Comme c'est haut et toutes
ces décorations suspendues Ah ça , dis-donc ,
dans cette tragédie qu'on répète , ils sont tous en
bourgeois Je croyais que les acteurs mettaient
leurs costumes.
AHISTIDE-
Ce serait commode !
DUMAS
J'aurais bien voulu rester jusqu'à la fin Nous
en aurions eu le temps ; tu vois que nous sommes seuls dan« ce foyer.
Il est pourtant midi , et k répétition «st indi* quée pour onze heures et demie,
As-tù remarqué comme ils parlent bas... « II m'a été impossible d'entendre un mot.
ARISTIDE
C'est que tu n'as pas l'habitude Mais il est
inconcevable que personne encore.... Ah! voici le souffleur.
( Eotre le souflkur. ) LE SOUFFLEUR.
Bonjour, Monsieur Vous avez votre manuscrit?
ARISTIDE
Oui 9 et j'attends depuis une demie heure.