È1NE I
Allons !•... c'est ce qui a produit le plus d effet. Que dit celui-ci?
« Le dernier acte est tout entier d'un efi*et sûr, » mais les deux premiers ont grand begoîn d'être » revus ! »
( Il jette le papier dans la cheminée. )
Oh, allez-vous-en tous au diable, avec vos corrections!
DUIUS.
Mais que fais-tu donc?.... tu vois bien qu'il faut suivre leurs conseils pour que ta pièce soit bonne.
ARISTIDE
Le moyen , quand ils sont en contradiction ?
L'un veut blanc, l'autre noir, c'est à ne pas s'y
reconnaître. Autant valait me refuser Dieu!
que c'est insupportable !
(Eotre madame Dnmaf..) MABAMB DOMAS.
Qu'y a-t-îl? D'où vient cette colère.
DUlfAS.
C'est parce que sa pièce est reçue à corrections.
MADAME DDMAS.
Comment donc?
abistH^e.
Oh ! ma tante, vous ne pouvez pas comprendre cela Ma foi, j'irai les voir.
MADAME DUMAS
Ce que je comprends très-bien , c'est que tu finiras mal, mon garçon : tu ne sais pas tous les chagrins que tu t'apprêtes.
ABISTIDB.
Eh ! mon Dieu , cela me regarde. Ne croyez pas que fe me laisse abattre par une petite contrariété, qui, dans] le fond, est la chose du monde la plus simple? On me demande des chan-
gemens mais qui sont très-légers; je ferai une
visite à ces messieurs , et tout s'arrangera le mieux du monde.
DUMAS
Eh oui, mon cousin suivra leurs avis, et ils n'auront plus rien à dire.
ARISTIDE
01^, je suivrai leurs avis c'est une autre
affaire ! je laisserai la pièce comme elle est , et je persuaderai à chacun d'eux que ses lumières sont les seules qui m'aient éclairé. En caressant la vanité des hommes , on en fait ce qu'on veut.
DUMAS
Hein , maman , comme il est observateur !
MADAME DUMAS
Toi, tu es un sot. Je vais faire mettre le cour vert