‹ Proverbes romantiquesChapitre 48 sur 157 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

DURAND

Oui, monsieur le marqi^s ; il se réfi4 ^«^ «'actions.

LE UIRQUIS,

Ah! ah! il ^t du bas coUëge?

DcriANa '

Pardon , il paye plus de mille francs.

MADAME DE BORIGNT.

En vérité!.... J'en ai entendu dire beaucoup de bien.

Il est fort aimé dans la commune.

LE MARQUIS

Oui , je sais qu'il emploie beaucoup de monde dans la paroisse....

MADAME DE BORIGNT.

Pense-t-il bien?

DURAND

Oh ! c'est un cerveau brûlé , un fau.

LE MARQUIS

J'entends : c'est fort malheureux pour vous.

, . DURAND

Oh ! monsieur le marquis, si cela ne dépendait que de moi!..-- je le prêche tpus Ips jours.

MADAME l^ BORIGNY.

Faites-nous servir.

DURANIX

Je vais tout de suite m^en occuper.

(Iliort.) MADAME DE BOEIGNT.

Ah ! son frère est électeur du grand collège!... Et il est libéral !... Vous auriez dû savoir cela... vous ne songez à rien.. • Cependant il est facile de connaître l'opinion d'un voisin.

LE MARQUIS

N'est-ce pas vous que cela regarde? Je vous ai dit cent fois que je ne voulais pas me mêler de ces détails ?

MADAME DE BOBIGIfT.

Il eût été si facile de faire une politesse à ce manant ! Ces gens-là sonl toujours flattés quand on les reçoit.

LE MARQUIS

Moi , recevoir un fileur de coton !

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